Relation entre grands-pères et petits-fils : une étude en cours à l’UQAC

La relation et les valeurs masculines transmises de grand-père à petit-fils seraient en train d’évoluer. Voilà l’hypothèse d’une équipe de chercheurs de partout au Québec, qui se penche sur la question. Ils recherchent activement des participants via le site internet de l’UQAC.

André Dion souhaite pouvoir jouer un rôle majeur dans la vie de ses petits-enfants.

Cette étude est réalisée par une équipe de recherche du Pôle d’expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes en collaboration avec l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et autres services publics du Québec (AREQ).  Elle a pour objectif de dresser un portrait des relations entre les hommes et leur petits-enfants et d’évaluer la présence ou non d’une transmission d’un modèle de masculinité aux petits-fils.  

Selon André Dion, un grand-père de 75 ans, la relation qu’il entretient avec ces trois petits-fils n’a rien à voir avec celles qu’avaient les jeunes avec leurs grands-parents, il y a 60 ans. « Dans le temps, les grands-pères étaient plus absents et ils regardaient de loin, alors qu’aujourd’hui, ils vont souvent jouer un rôle très présent dans la vie des petits-enfants. » C’est aussi ce qu’a constaté Yanick Trudeau, un homme de 51 ans, fier grand-père de trois petits-fils. « C’est vraiment une autre génération. » 

Avant, des valeurs très masculines étaient mises de l’avant dans les échanges avec les jeunes. « Un homme c’est fort, ça ne pleure pas et ça se débrouille seul. C’est souvent ces concepts-là qui ont été transmis, de grand-père à petit-fils, à une certaine époque », a expliqué le responsable du projet et un professeur au département des sciences humaines et sociales de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Éric Pilote. Ce concept plus traditionnel de l’homme se serait toutefois amoindri dans les dernières années.  

« Ces hommes-là ont été élevés avec des valeurs plus traditionnelles. Ils se retrouvent ensuite grand-père et ils ont pris du recul. Ils ont appris à nuancer la notion d’homme », a avancé le professeur de l’UQAC.  

Bien que cela reste une théorie pour l’instant, elle trouve écho dans l’enseignement de plusieurs grands-pères modernes. À 75 ans, André Dion souhaite que ses petits-fils deviennent des modèles d’écoute et d’empathie. « Je voudrais qu’ils soient à l’écoute, qu’ils n’aient pas de préjugés, qu’ils acceptent l’égalité homme-femme, qu’ils soient contre la violence, qu’ils acceptent la différence et qu’ils respectent les personnes âgées. » Yanick Trudeau espère, pour sa part, voir grandir des jeunes hommes disciplinés et respectueux de tous. 

 La recherche est présentement en phase d’entrevue et des participants sont activement demandés.

À propos de Maxime Drolet

Maxime Drolet est une jeune femme de 19 ans originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle a fait ses études secondaires dans le Programme d’étude international (PEI) avant de continuer sa formation en Art et technologie des médias (ATM). Elle est très dynamique, impliquée et adore relever des défis autant physiques qu’intellectuels. Passionnée de sport, elle en pratique plusieurs et forme la relève en tant qu’entraîneuse de volleyball et de course à pied. Si elle n’est pas sur la piste ou en cours, vous la trouverez sûrement la tête dans un livre ou dans les nuages sur le haut d’une montagne. Elle rêve de travailler dans le domaine des communications depuis sa plus tendre enfance.

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