L’arbitrage attire de nombreux jeunes Saguenéens

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Près de 75 % des arbitres de soccer du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont 22 ans ou moins.

À l’instar de plusieurs autres sportifs, Louis-Mathieu Corneau a choisi de marier passion et travail, en arbitrant des parties de soccer depuis maintenant quatre ans. Pour le jeune homme de 17 ans, c’est surtout un bon moyen de se faire un peu d’argent de poche tout en faisant ce qu’il aime, même si le salaire n’est pas mirifique.

« Quand on est arbitre central, on peut gagner 40 $ par match, donc si on accumule les rencontres, sur une saison, ça reste convenable », confirme le jeune arbitre, qui cumule un autre emploi en parallèle de ses études et de son activité dans le soccer.

Comme de nombreux autres sports amateurs, le soccer québécois connait une pénurie d’officiels. Et même si la situation est moins catastrophique au Saguenay qu’à Québec, il est fréquent de jouer des matchs avec un arbitre de moins. Le recours aux jeunes est donc essentiel. Selon le directeur général du club le Venturi à Saguenay et formateur régional en arbitrage, Maxime Pépin, 85 % des arbitres de la région ont moins de 22 ans et officient principalement au niveau régional.

Cette pénurie d’officiels plus âgés est surtout liée au seuil d’imposition sur les salaires des arbitres, fixé à 500 $ par an, car ils sont nombreux à cumuler l’arbitrage avec une autre activité professionnelle. « Les jeunes arbitres sont moins dérangés par ce seuil de 500 $ que les plus âgés », explique M. Pépin, car leurs gains sont moindres et qu’avec les déclarations de frais professionnels (déplacement, nourriture, logement), le plafond est rarement dépassé.

Soccer Québec constate aussi une baisse du nombre d’arbitres expérimentés, surtout à haut niveau. Ils sont remplacés par des officiels souvent jeunes et manquant d’expérience, notamment dans la gestion de la foule, et ceux-ci tiennent donc moins bien la pression et les critiques négatives. Louis-Mathieu confirme : « C’est difficile d’encaisser les critiques au début, mais lors de la formation, on nous apprend que quelle que soit notre décision, le public n’a pas à la remettre en question. Ça aide à tenir. »

 

 

 

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