mercredi , 17 août 2022

La boxe : bien plus que se donner des coups

Camélia Dallaire souligne que comme la compétition n’est pas obligatoire dans le programme de boxe, ça le rend plus accessible à tous. (Photo : courtoisie)

 

Comme ses collègues qui ont choisi la boxe dans le programme sport-études de leur école secondaire au Pavillon Wilbrod-Dufour, Camélia Dallaire ne voit que du positif à pratiquer son sport« Ça m’aide à me concentrer, donc j’ai de meilleurs résultats à l’école. Le fait de m’entrainer chaque jour me fait sentir mieux dans ma peau et ça fait aussi en sorte que le soir je puisse mieux me reposer à la maison» 

Parmi les nombreuses options dans les divers programmes sport-études au Québec, la boxe en est une beaucoup moins courante. À Alma, l’académie de boxe Le Pugiliste est associé à un programme de la sorte. Selon le directeur général et entraîneur en chef du club, Maxime Dallaire, les programmes sport-études proposent en majorité des sports d’équipe et c’est un des aspects qui permet à la boxe de se démarquer. « Il y a beaucoup moins d’offre dans les écoles pour des sports individuels. On permet aussi aux élèves de faire de la compétition ou de le pratiquer de façon récréative, ce qui représente un choix intéressant. » 

Depuis la création du programme il y a six ans, M. Dallaire remarque que le nombre de jeunes inscrits restait assez stable. Toutefois, il a atteint un plafond sans précédent avec un groupe de 15 étudiants à temps plein cette année. « J’en ai récupéré d’autres clubs ou d’autres sports. Des jeunes qui ont lâché par exemple le soccer pour venir faire le programme de boxe pour leur dernière année au secondaire. » 

L’entraîneur, qui se considère très à l’écoute de ses jeunes, croit que le bouche-à-oreille fait son œuvre lorsque vient le moment de faire du recrutement. « Avec le temps, j’ai développé une belle chimie avec eux. Je pense que ça se véhicule à travers l’école. » 

Il faut aussi dire que depuis la création de son académie, les objectifs de Maxime Dallaire ont évolué. « Au début, j’aurais aimé que ce soit plus de la compétition, mais en région ce n’est pas rentable dépendamment des années. Donc j’ai axé mon sport sur le dépassement de soi et le développement personnel. Mon objectif maintenant c’est de faire d’eux de meilleurs jeunes adultes. » 

Bien plus que de l’activité physique 

Pratiquant la boxe depuis l’âge de huit ans, Camélia Dallaire souligne que ce sport, « ce n’est pas nécessairement de se faire taper dessus ». « Au contraire, ce qu’on apprend c’est à se protéger et surtout à gérer le stress de l’école et de la famille. Le but c’est vraiment de s’entrainer et de s’améliorer », témoigne l’étudiante. 

À propos de Catherine Charest

Originaire de la petite ville de Carignan sur la Rive-Sud de Montréal, Catherine Charest est une jeune femme passionnée de lecture, d’écriture, de voyages et de musique depuis son plus jeune âge. Pianiste à ses heures, elle a passé son secondaire dans un collège privé qui lui fournissait un encadrement constant, ce qui l’a beaucoup aidée à être organisée et responsable. Qualités précieuses qui lui servent grandement depuis son départ du nid familial en raison de ses études. La jeune femme est d’ailleurs persuadée que c’est lorsque l’on sort de sa zone de confort que l’on grandit le plus. Celle qui s’intéressait davantage au journalisme d’enquête à son arrivée au cégep a bien vite découvert que d’autres aspects du métier l’intéressaient également, comme les faits divers, la politique, la culture et même le sport. À la fin de sa technique en journalisme, Catherine souhaite poursuivre des études universitaires avec un baccalauréat par cumul afin d'approfondir ses connaissances générales dans certains domaines qui l’intéressent comme l’histoire, la géographie ou la politique.

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