Insertion professionnelle des travailleurs autochtones : un livre pour apporter des clés

Avec son ouvrage, l’autrice veut offrir des conseils concrets à destination des organisations.

Après plusieurs années de recherches et de consultations auprès des organisations et des travailleurs concernés, la professeure à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Émilie Deschênes, a dévoilé mercredi 2 février son dernier ouvrage, L’insertion sociale et professionnelle des travailleurs autochtones, des pistes claires pour contribuer concrètement et efficacement.  

Au cours d’un webinaire qui a réuni environ 300 personnes, elle a réaffirmé l’importance d’œuvrer «  pour former la meilleure main-d’œuvre et la plus diversifiée au monde. » Dans un contexte de manque de main-d’œuvre en parallèle d’une grande disponibilité et qualification des travailleurs autochtones, la question de l’insertion professionnelle est incontournable, comme l’ont rappelé tous les intervenants du webinaire. « Le nombre de personnes inscrites confirme le besoin d’outils », a ajouté Émilie Deschênes. « De 2014 à 2017, il y a eu une augmentation de 77 % du nombre de travailleurs autochtones dans les organisations québécoises. Maintenant, il faut réfléchir à comment les accompagner au mieux. » 

Au terme d’un travail de terrain de cinq ans environ, la chercheuse a condensé le résultat de ses recherches dans un livre à destination des organisations œuvrant pour l’insertion et des entreprises souhaitant accueillir dans leurs rangs des travailleurs autochtones. « Cela demande un effort de décentration culturelle, il faut essayer de se mettre dans les chaussures du travailleur, de passer la barrière culturelle », rappelle-t-elle. 

« Bâtir des ponts entre les cultures » 

Le livre « se veut le mode d’emploi moderne de l’inclusion. C’est un ouvrage pratico-pratique pour bâtir des ponts essentiels entre les cultures », selon Susane King, de la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec, qui a préfacé l’ouvrage et qui était également présente à la rencontre. 

Pour ce travail, Émilie Deschênes a collaboré avec l’Institut général des mines du Québec, « particulièrement touché par cette problématique au vu de la proximité des mines avec des communautés autochtones », a rappelé la présidente de l’organisation, Christine Duchesneau. Cette collaboration devrait se poursuivre dans le cadre de recherches sur les facteurs de persévérance scolaire chez les jeunes autochtones. 

À propos de Coline Cornuot

Amoureuse des mots et des rencontres, Coline s’est lancée dans le journalisme sur un coup de tête il y a deux ans. Après une formation à l’IUT de Vichy (France), elle a traversé l'Atlantique pour venir étudier à Jonquière. Elle espère ainsi se plonger dans la culture québécoise et découvrir une nouvelle manière de pratiquer le journalisme. Engagée voire utopiste, Coline veut devenir journaliste pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. En France, elle a pu faire ses armes au sein du réseau Radio France et du quotidien L'Est éclair. Elle est d’un naturel discret mais déterminé et se passionne pour tout un tas de choses, des sujets de société à l’aviron, en passant par la culture sous toutes ses formes. Une liste interminable de centres d’intérêts qui ne l’enferme pas dans un plan de carrière précis. Mais avec sa soif d’apprentissage et son goût du voyage, elle rêve d’être correspondante à l’étranger.

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