La porte vers le deuil enfin ouverte

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Plusieurs familles pourront finalement faire leur deuil plus normalement puisque les salons funéraires et les lieux de culte rouvriront sans restriction à partir du 28 février. Ils exigeront les mesures sanitaires de base, mais il leur sera possible d’offrir plus de services pour accompagner les familles des défunts. 

Depuis le mois de décembre 2021, les résidences funéraires de la région doivent se plier aux mêmes restrictions sanitaires que les commerces. Elles ont alors proposé aux familles qui font affaire avec eux de reporter les dates des cérémonies jusqu’à l’été. 

Jusqu’au 21 février, le gouvernement restreignait le nombre de personnes à 50 maximum sans roulement. Du 21 février jusqu’au 28 février, le nombre est toujours de 50, mais avec possibilité d’avoir un roulement. À la Résidence funéraire du royaume, la direction demande actuellement aux familles un maximum de 40 personnes pour permettre un roulement sans attente.  

« La cérémonie funéraire est très importante pour les familles, elle permet de faire un deuil. Les familles en région sont nombreuses et le fait de ne pas pouvoir dire au revoir une dernière fois laisse parfois un moins bon souvenir », témoigne le directeur des Résidences funéraire du royaume, Alain Girard. 

« Ça a été très difficile émotionnellement pour les familles et pour nous durant les deux dernières années. Dans ce rituel de la vie, les gens se rassemblent, se recueillent, ça permet d’exprimer ses émotions et de rendre hommage au défunt. », convient la directrice de la Résidence funéraire du Saguenay, Brigitte Deschênes. « On est content pour les familles, on peut enfin les accueillir pour de vrai. Avant on n’avait presque jamais vu ça des services avec un maximum de 25 personnes. »  

 Depuis l’annonce de la levée des mesures, les salons funéraires ont rappelé des familles afin de voir si elles souhaitaient devancer la date de la cérémonie. « Certaines familles ont cependant préféré garder leur date pour l’été », relate Mme Deschênes. Pour certaines, il est plus facile de tenir les funérailles et l’inhumation en même temps.  

 « Ces familles aimaient mieux tout mettre en œuvre au moment le plus opportun pour avoir un beau souvenir des funérailles plutôt que de tourner la page rapidement. On respecte les deux choix de part et d’autre c’est pourquoi on leur a offert les deux options », raconte-elle. 

 Il semblerait que les restrictions imposées dans les derniers mois auraient redonné de l’importance aux rituels funéraires dans l’esprit des gens selon les directeurs de salons funéraires interrogés. Ils croient que plusieurs personnes ont souffert de ne pas pouvoir dire au revoir une dernière fois à un être cher.  

 

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