Vivre avec une tumeur au cerveau

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Vivre avec une tumeur au cerveau, c’est le quotidien de Catherine Fournier, une jeune femme de 20 ans originaire de Jonquière. Diagnostiquée d’un macroadénome hypophysaire à l’âge de 17 ans, elle vit avec les effets de sa tumeur depuis ses sept ans et ce, positivement.

Selon l’Association des médecins endocrinologues du Québec, un adénome hypophysaire « est une tumeur bénigne, c’est-à-dire une bosse non cancéreuse, qui s’est développée dans l’hypophyse ». L’hypophyse est quant à elle une glande du cerveau qui produit de nombreuses hormones qui circulent dans le corps.

Catherine Fournier ressent des symptômes reliés à sa tumeur depuis plus de 10 ans.

Dès l’âge de sept ans, Catherine a commencé à avoir des problèmes de vue. « J’allais chez l’optométriste tous les six mois et pourtant, on me disait que je n’avais rien. Je ne voyais pas au tableau en classe », explique-t-elle.  En plus de ne pas voir d’un œil, elle était plus petite que les autres, elle avait moins de cheveux, des migraines insupportables et des étourdissements.

Le diagnostic est tombé à ses 17 ans pendant une rencontre chez l’ophtalmologiste.  Catherine a bien reçu la nouvelle, cependant l’annonce a été plus difficile pour ses proches. « Mon père n’a pas arrêté de pleurer après le rendez-vous. Pour ma part, j’essayais de le prendre positivement malgré tout », avoue-t-elle

Les traitements ont débuté presque immédiatement. Catherine prend quatre médicaments différents dont un stabilisateur, un autre pour essayer de rétrécir la grosseur de la tumeur qui mesure 30,9mm et un stabilisateur d’hormones. Cependant, les symptômes reliés à sa tumeur ne se sont pas éteints avec la prise de ces médicaments. « Les effets secondaires ont augmenté certains de mes symptômes comme les migraines. J’ai des crises insupportables. Pendant celles-ci, je ne peux simplement pas bouger », affirme-t-elle. Une chirurgie pour enlever la tumeur n’est pas possible dans son cas.

La tumeur de Catherine mesure 30,9mm.

Au quotidien, Catherine a dû s’adapter à sa nouvelle réalité. Elle doit prendre des prises de sang régulièrement et se rendre à l’hôpital pour des rendez-vous de suivi mensuellement. « Je dois avoir un emploi qui me permet de prendre beaucoup de congés autant pour aller à l’hôpital que pour des journées dans lesquelles j’ai des migraines ou d’autres symptômes qui font que je ne peux pas me déplacer pour travailler », explique la jeune femme.

Pour l’aider avec sa vue, elle a un verre de contact opaque pour que son cerveau réalise que son œil droit ne fonctionne pas et qu’il fasse le focus avec son œil gauche.

Malgré tout son positivisme, elle a été obligée d’arrêter ses études secondaires. « Je manquais trop d’école, je ne voyais pas au tableau et malheureusement, les enseignants n’étaient pas indulgents avec moi », exprime-t-elle. La jeune femme essaie également d’obtenir son permis de conduire. « Je dois avoir un billet du médecin qui date de moins de trois mois pour passer mon test. Ça devient compliqué rapidement », dit-elle

Catherine Fournier ne se laisse pas abattre par les effets de sa tumeur. « Pour l’instant, ma tumeur est bien contrôlée et je me dis qu’il faut vivre la vie pleinement au jour le jour », confie-t-elle.

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