Des friperies victimes de la revente

Les dernières semaines ont été éprouvantes pour les friperies du Saguenay, alors que des vols ont été constatés à maintes reprises dans les bacs à l’extérieur des magasins. La vague d’inflation qui traverse le Québec en ce moment fait en sorte que les gens ont plus tendance à vouloir voler des vêtements. Même que certains en profitent pour faire de la revente sur les sites en ligne. C’est du moins ce qu’en pense Michèle St-Arnault, qui possède une friperie à son nom, à Chicoutimi.

Selon la dame, le fait que tout soit plus cher au Québec fait en sorte que certaines personnes sont plus enclines à voler des objets comme des vêtements. « J’ai l’impression que les vols vont aller en hausse dans les friperies, car on est dans un processus d’inflation qui ne semble pas vouloir s’arrêter », explique-t-elle. Bien qu’elle n’ait pas été visée par les nombreux cambriolages, elle demeure prudente.

Par ailleurs, la revente des vêtements serait aussi une raison qui expliquerait les vols. C’est surtout en ligne que l’acte se fait. « Ça peut arriver aussi que des personnes vont voler pour revendre. Le linge se vend beaucoup en ligne comme sur Marketplace », s’exprime-elle.

Surveillance

Parmi les endroits ciblés par les voleurs, il y a la friperie nommée Friprix qui possède de 20 à 25 contenants à travers Chicoutimi et la région. Il est donc plus difficile d’en faire la surveillance, surtout quand les malfaiteurs commettent leur crime la nuit. « Ils savent que nous n’avons pas beaucoup de caméras et ils savent que les bacs sont un peu partout dans Chicoutimi. Ils volent le soir et la nuit. C’est un fléau depuis trois ou quatre mois et c’est de pire en pire », admet la directrice de l’établissement, Suzie Verreault. De plus, elle raconte que les policiers sont d’accord qu’il y a un trop grand nombre de vols, mais ils doivent « arriver sur le fait » pour attraper les individus concernés.

Selon celle-ci, l’inflation joue également un grand rôle dans cette hausse d’effractions. « C’est certain que tout coûte cher. Les gens ont moins d’argent pour tout acheter. Le beurre est aussi cher pour une famille qui gagne 30 000$ que pour une famille qui gagne 80 000$ », s’exprime la directrice du magasin. Mis à part l’inflation, Suzie Verreault croit que la revente en ligne est aussi l’une des motivations des pillards.

Plusieurs bacs de vêtements ont été cambriolés à travers le Saguenay.
Photo: Félix Gallant

Quoi faire?

Parmi les solutions, Mme Verreault croit qu’il faudrait ramasser les bacs tous les jours avec une collecte de soir pour limiter les dégâts. « C’est sûr que s’il y a moins de sacs dans les contenants, les gens vont moins voler », ajoute-t-elle. Outre cela, elle suggère aussi des serrures plus appropriées, plus de caméras et des bacs de meilleure qualité, mais selon elle, cela coûterait de 2 000 à 3 000$ l’unité.

Du côté des friperies de Coderr, le directeur Guy Larouche affirme que la compagnie utilise un système de caméras, mais n’a pas eu besoin d’engager des gardiens de sécurité. Les employés ont également été avisés d’être plus à l’affut de tout danger qui pourrait causer des dommages à l’entreprise.

À propos de Félix Gallant

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Originaire du petit village de Saint-Jude en Montérégie, Félix Gallant est un passionné de journalisme. C'est pourquoi il a décidé de quitter son patelin en 2020 pour se diriger dans la région et faire ses études. Amant de sport et aussi de musique, le Jonquiérois d'adoption reste toujours informé, annonçant parfois même certaines nouvelles à ses amis. Félix est aussi un sportif, profitant de l'été, de l'hiver et de tous les moments qu'il peut trouver pour s'amuser et prendre l'air. Il joue d'ailleurs parfois au dek hockey tout comme deux de ses frères. Pour ce qui est de la musique, Félix possède des préférences comme The Weeknd, Post Malone et Imagine Dragons, mais il n'hésite pas à écouter d'autres styles afin de faire des découvertes. Durant l'été 2022, il a travaillé dans un hôpital au nettoyage et à la désinfection des lieux. Cela lui a permis d'en apprendre plus sur la situation précaire vécue dans le milieu hospitalier. Âgé de bientôt 20 ans, Félix entame sa dernière année d'études collégiales et il souhaite être en mesure de se tailler un poste dans un média sportif.

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