La météo cause des maux de tête

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Pour les compagnies de chiens de traîneaux du Saguenay, les changements climatiques apportent de nombreux défis, autant pour les animaux que pour l’organisation des activités.

Auparavant, l’obstacle principal des propriétaires des entreprises canines était la planification de la seule saison hivernale. En 2022, les entreprises se doivent de prévoir toutes sortes de possibilités de températures, et ce, toute l’année. « Depuis quelques années, nos hivers, nos étés et nos automnes arrivent plus tard donc souvent, ça décale les saisons et c’est là que ça vient nous affecter », affirme Vanessa Quintard, propriétaire de la compagnie de chiens de traîneaux anjeannoise Entre chiens et loups. En activité depuis 2009, Mme Quintard remarque que ses malamutes, race de chiens au poil très épais, trouvent les étés de plus en plus chauds.  

 

Les malamutes de l’entreprise Entre chiens et loups coursent tout l’hiver à L’Anse-Saint-Jean.

La demande est toujours présente 

Même si l’hiver tarde à arriver en novembre et s’éternise en avril, la popularité des entreprises de chiens de traîneaux persiste. « On est obligé de refuser des gens chaque hiver. On a trop de demandes pour ce qu’on est capable de fournir. Pour satisfaire tout le monde, il nous faudrait 200 chiens, mais pour l’instant, nous n’en avons que 58 », explique l’une des propriétaires d’Alaskan établi à la Baie, Cathie Duval.

 

Selon leurs observations, la durée de l’hiver se réduit d’année en année, ce qui se traduit par des difficultés à embaucher du personnel pour l’entretien, les expéditions et l’aide à la gestion de leurs compagnies. Dorénavant, les contrats hivernaux sont d’une durée de quatre mois, plutôt que six. Les équipes permanentes de Mme Duval et Mme Quintard doivent donc redoubler d’efforts pendant la haute saison. « Heureusement, les chiens ne semblent pas être trop atteints par les changements climatiques, du moins pour le moment », indique Mme Quintard.  

 

Les chiens avant tout 

Alors qu’Entre chiens et Loups et Alaskan du Nord essaient de se démarquer des sept autres entreprises de chiens de traîneaux de la région, elles tentent tout de même d’assurer la sécurité et le bien-être de leurs chiens. « La dernière chose qu’on veut, c’est de les épuiser », dit Mme Duval, qui travaille dans le domaine canin depuis plus de 20 ans. Les deux compagnies consacreront les prochaines semaines à finaliser les préparatifs et à entraîner les chiens pour les nombreuses expéditions qui les attendent. 

 

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