Les travailleurs sociaux ont aussi besoin d‘aide

Le manque de culpabilité, l’irritabilité dans différentes sphères de vie et un changement de motivation sont des conséquences liées à la fatigue de compassion évoqués par la professeure de l’UQAC, Ève Pouliot (Photo: Tristan Ouimet).

 

La santé mentale chez les intervenants en travail social pour enfants est maintenant reconnue comme un «enjeu important à surveiller».  La perte de la capacité à être empathique, aussi appelée fatigue de compassion, et le bouleversement émotionnel de ne pouvoir aider une personne, soit le traumatisme vicariant, sont les deux principaux symptômes de cette problématique.  

Cet enjeu méconnu a été évoqué dans une conférence à l’École polyvalente Jonquière lors de la Journée pédopsychiatrique régionale, mardi soir. Plusieurs employés et étudiants en travail social ont été invités à en apprendre davantage sur l’état psychologique perturbé par certains individus du métier. 

«Le but de cette rencontre était de sensibiliser les intervenants en travail social sur la santé mentale affectée chez certains collègues pour détecter rapidement des signaux de détresse et les épauler pour qu’ils aillent mieux », a mentionné la professeure en travail social au Département des sciences humaines et sociales de l’UQAC, Ève Pouliot.  

Plus d’une cinquante d’intervenants en travail social ont assisté à la conférence, mardi soir( Crédit photo: Tristan Ouimet).

 

Des attentes irréalistes provenant des intervenants de jeunesse causent une faiblesse sur l’état psychique chez certains. « Les intervenants chez les jeunes se retrouvent souvent dans des situations difficiles puisque l’opinion publique veut préserver la jeunesse et c’est à ce moment-là que les travailleurs sociaux se mettent de la pression sur les épaules et cherchent trop la perfection », a-t-elle indiqué.  

 Apparition de la problématique 

 Cet enjeu a été constaté dès l’arrivée de la COVID-19 au Québec. Mais avec les différentes mesures du gouvernement qui limitaient les rassemblements dans les salles, le comité de la Journée pédopsychiatrique régionale n’a pas pu en parler.  

 « On ne voulait pas planifier une rencontre présentielle de 300 personnes pendant la pandémie puisqu’on ignorait les conditions sanitaires à l’automne 2021, a souligné un membre du comité organisateur de la Journée pédopsychiatrique régionale Louis Legault. On n’espérait pas se faire dire qu’on avait seulement le droit à 150 individus. »   

Le syndrome post-traumatique 

Un autre problème à lequel sont confrontés les intervenants est le syndrome post-traumatique. Il se traduit par un état d’esprit qu’on éprouve après être passé à travers des symptômes psychiques. Cet état de conscience peut être négatif pour certains, mais d’autres ressentent le contraire.

« Même si un intervenant est exposé à une situation traumatique, des retombées peuvent être positives et une bonne croissance post-traumatique peut être vécue », a fait valoir Mme Pouliot. 

 

À propos de Tristan Ouimet

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Tristan Ouimet est un étudiant de 19 ans en Art et technologie des médias (ATM) originaire de Brossard. Il s’intéresse au métier de journaliste depuis son secondaire quatre. Étant reconnu pour sa belle plume, Tristan est venu étudier à Jonquière en 2020 avec l’intention de devenir un journaliste sportif. Au fil de son parcours en ATM, il s’est mis à s’intéresser à la politique, aimant analyser les différents partis et leurs idéologies. Tristan souhaite démontrer les deux côtés de la médaille dans ses articles en livrant l’information de manière complètement objective. Malgré le changement d’intérêt journalistique, Tristan aime tout autant les sports, notamment le hockey, un passe-temps transmit par son grand-père. Il aime aussi sortir avec ses amis et jouer aux jeux de société comme les échecs et le poker. L’étudiant souhaite travailler à la presse écrite. Tristan vise un emploi à Montréal, soit à La Presse ou au Journal de Montréal. Il garde tout de même en tête un petit journal local, soit celui de Longueuil, le Courrier du Sud.

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