Peindre des vitrines: une façon de répandre la joie

L’artiste en peinture de vitrines Sansas Illustratrice est en action au PiedRéseau Jonquière (Photo: Tristan Ouimet).

 

« Avec mes dessins sur les vitrines, je veux répandre la joie et le sourire. Lorsque que les gens me font signe dans la rue avec un pouce en l’air pour souligner mon travail, cela me donne le goût de poursuivre ma passion. » Sandy Sasseville, alias Sansas illustratrice, est captivée par cet art dont les thèmes varient en fonction des saisons.

Les créations de l’artiste originaire de la région peuvent être admirées dans les vitrines de plusieurs commerces du Carré Davis, à Arvida. Elle confie qu’elle consacre beaucoup d’heures à cette passion, qu’elle exerce cependant à temps partiel ou sous contrats.

« Avec les enfants à la maison et mon emploi actuel, je ne peux malheureusement pas me permettre de transformer mon passe-temps en métier, mais à chaque moment libre, j’en profite pour faire de la peinture », raconte-t-elle.

L’une de ces œuvres se retrouve sur les fenêtres aux Denturologistes Jonquière Godin Verreault(Photo: Tristan Ouimet).

Les défis de la peinture sur vitrine

Selon Sansas illustratrice, le respect de l’échéance lancé par un commerçant est le « grand défi » pour un artiste comme elle. Souvent, les laps de temps sont courts, même si la plupart des entreprises se prennent à l’avance.

« Pour les vacances de Noël, plusieurs boutiques me font des offres en début novembre pour des dessins et l’on me laisse au maximum quelques jours ou seulement une journée, selon l’ampleur du projet », mentionne-t-elle.

Outre la durée allouée pour une œuvre, la tâche demande aussi de la patience. Il arrive parfois que l’artiste applique plusieurs couches de peinture et attend que chacune d’entre elles sèche. Sinon, le dessin va laisser à désirer.

L’écriture au pinceau est également un défi parce que l’illustrateur doit dessiner les lettres à l’envers pour permettre aux citoyens à l’extérieur du commerce de bien lire les dialogues entre deux personnages.

Études pour enrichir la passion

Mme Sasseville a décroché plusieurs diplômes d’études professionnelles (DEP) qui n’ont pas un lien direct avec la peinture sur vitrine, mais qui ont permis de développer sa créativité.

Son bagage d’arts comporte un DEP en décorations, un autre en couture et un dernier en arts et lettres au théâtre. Hormis l’école, la dessinatrice a aussi été technicienne en armoires de cuisine.

« Avec tous mes diplômes, ma mère m’a souvent appelé “la femme aux mille métiers”, mais elle savait que ma véritable passion était la peinture sur vitrine », conclut-elle.

À propos de Tristan Ouimet

OUITR-Face-Web
Tristan Ouimet est un étudiant de 19 ans en Art et technologie des médias (ATM) originaire de Brossard. Il s’intéresse au métier de journaliste depuis son secondaire quatre. Étant reconnu pour sa belle plume, Tristan est venu étudier à Jonquière en 2020 avec l’intention de devenir un journaliste sportif. Au fil de son parcours en ATM, il s’est mis à s’intéresser à la politique, aimant analyser les différents partis et leurs idéologies. Tristan souhaite démontrer les deux côtés de la médaille dans ses articles en livrant l’information de manière complètement objective. Malgré le changement d’intérêt journalistique, Tristan aime tout autant les sports, notamment le hockey, un passe-temps transmit par son grand-père. Il aime aussi sortir avec ses amis et jouer aux jeux de société comme les échecs et le poker. L’étudiant souhaite travailler à la presse écrite. Tristan vise un emploi à Montréal, soit à La Presse ou au Journal de Montréal. Il garde tout de même en tête un petit journal local, soit celui de Longueuil, le Courrier du Sud.

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