Violences faites aux femmes : des étudiants se mobilisent

Seuls deux hommes ont participé à la discussion ouverte, et ils se sont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour aider les femmes. (Photo : Célie Dugand)

 À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, des étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont décidé d’agir à leur échelle. Des membres du comité féministe du programme en intervention plein air ont organisé une discussion ouverte jeudi afin de conscientiser les autres élèves à cette cause.

« C’est important de faire un événement autour de ce sujet pour montrer notre soutien aux personnes qui peuvent vivre des violences et sensibiliser les gens autour de nous », explique une étudiante en baccalauréat en intervention plein air, Eugénie Walter. « On en parle de plus en plus mais c’est un sujet encore beaucoup caché car souvent, les violences se passent entre quatre murs, donc je trouve ça important qu’on unisse nos voix pour ces personnes-là », renchérit une autre étudiante dans ce programme, Sharon Perron.

Une dizaine d’étudiants ont participé à la discussion, au cours de laquelle plusieurs thématiques ont été abordées, telles que le féminisme, les réactions face à des agressions ou encore la banalisation des violences. « Il existe plusieurs types de violences et parfois, on n’a pas l’impression que c’en est une, qu’elle soit physique ou psychologique, mais en fait, c’est bien une violence », souligne Eugénie Walter en donnant comme exemples des surnoms ou des blagues sexistes.

En plus de la discussion ouverte, le film Polytechnique, réalisé par Denis Villeneuve en 2009, a été projeté. Il raconte le massacre survenu le 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal, où 14 femmes ont trouvé la mort. « On a choisi de présenter ce film car la tuerie s’est passée près de chez nous et qu’on est des étudiants. On peut donc se demander si on est à l’abri d’une récidive, et c’est important de sensibiliser les gens à ça et de les amener à se poser des questions », commente Sharon Perron.

Après la diffusion du film, des affiches ont été installées sur le campus. (Photo : Sibylle Beaunée)
Après la diffusion du film, des affiches ont été installées sur le campus. (Photo : Sibylle Beaunée)

D’autres événements autour de ce thème auront lieu dès vendredi partout au Québec dans le cadre des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, qui se déroulent du 25 novembre au 6 décembre. Cependant, selon les membres du comité féministe de l’UQAC, cet événement n’est pas assez médiatisé. « On n’était même pas au courant qu’il y avait ça, mais c’est incroyable, c’est une grosse mobilisation, il faudrait vraiment en parler davantage en amont», affirme un étudiant.

À propos de Célie Dugand

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Arrivée à Jonquière le 9 août, Célie Dugand, originaire de Lamastre en France, est prête à découvrir les paysages québécois. Mais avant tout, c’est le journalisme qui lui a fait traverser l’Atlantique. Depuis toute petite, l’Ardéchoise est une amoureuse des mots et de l’écriture. Ce n’est donc pas étonnant que sa première ambition professionnelle était d’être écrivaine. En grandissant, la perception de son futur a changé, et le journalisme est apparu. Considéré comme un domaine plus vaste, Célie a perçu la possibilité d’écrire sur ses centres d’intérêts, comme les animaux, la nature ou encore la psychologie. Des sujets pour la plupart complexes qu’elle souhaite vulgariser pour informer un public jeune. Grâce à sa formation en information-communication option journalisme à Vichy, Célie a pu découvrir le milieu du travail avec deux stages : l’un dans un journal hebdomadaire et l’autre dans un magazine jeunesse. Des expériences qui ont confirmé son envie d’être journaliste, notamment dans la presse magazine. Intéressée essentiellement par les sujets froids et les enquêtes, la Française souhaite écrire pour éduquer. Autodidacte dans l’âme et sportive à ses heures perdues, celle qui se considère comme une « force tranquille », n’aura aucun mal à réussir ce qu’elle entreprend.

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