Favoriser l’inclusion grâce au sport

Les athlètes des Jeux olympiques spéciaux ont rencontré de nouveaux visages au cours de la partie de soccer inclusive.

CHRONIQUE –  Le mardi 15 novembre, j’ai eu la chance de participer à une partie de soccer avec des athlètes d’Olympiques spéciaux Québec (OSQ). C’était dans le cadre d’une activité bien spéciale, une tradition annuelle qui favorise l’inclusion. Les organisateurs souhaitent solidifier le tissu social entre les personnes présentant une déficience intellectuelle (DI) et le reste de la population.

À mon arrivée au Stade de soccer de Saguenay, le directeur des communautés en santé d’OSQ, Tristan Delmas, m’a bien expliqué la cause qu’il porte avec toute l’ambition du monde. Dans sa quête d’inclusion, il souhaite enrichir la vie des personnes atteintes d’une DI à l’aide du sport.

« Ce soir, on a invité des étudiants en soins infirmiers, en éducation spécialisée et en physiothérapie. On veut détruire le mur qui les sépare des athlètes et par la bande, démystifier leurs réalités », souhaite-t-il.

L’étudiante en physiothérapie à l’UQAC, Marie-Catherine Marceau a répondu à l’appel. Accompagnée de quatre de ses collègues, la jeune femme a enfilé ses espadrilles pour tisser des liens avec les sportifs. Sur le banc, elle cherche le reste de sa cohorte. Elle m’esquisse un sourire complice avant de partager son étonnement.  « Je trouve ça surprenant qu’on soit juste cinq à être venu, ça en dit beaucoup sur la stigmatisation que doivent vivre ces personnes. » Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons côte à côte sur une photo de groupe, avec le même sentiment de fierté et d’accomplissement.

« On est comme les autres »

Catherine Potvin est sportive depuis l’âge de 3 ans et demi. Cet hiver, elle participera à la compétition de hockey intérieur pour les Jeux Olympiques spéciaux qui se dérouleront en mars à Saguenay. Sa mère, la chef de mission régionale, Martine Olivier, constate l’importance qu’a le sport dans la vie de sa fille. « Toute petite, elle n’était pas très active et avec le sport, ça lui a appris que bouger ça développe toutes sortes de bienfaits », confie-t-elle fièrement.

À la fin de la partie, j’ai sondé Catherine sur la question de l’inclusion. Est-ce que c’est plaisant de rencontrer autant de nouveaux visages?

« C’est vraiment agréable, ça fait du bien de voir que les gens sont venus et qu’ils participent », m’a-t-elle répondu.

Ce soir-là, j’ai rencontré Catherine, Stéphane, Olivier, Karina, Jean-Philip, Joël et Daphné. J’ai été le spectateur d’une résilience qui ne s’explique pas avec des mots. Il faut la vivre, il faut traverser le mur et engager le dialogue. Je me suis fait des amis, j’ai eu des conversations authentiques avec des personnes authentiques, et s’il y a une leçon que je retiens de mon expérience, c’est qu’on gagne énormément à ouvrir son cœur.

À propos de Louis-Philippe Mathieu

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Louis-Philippe est celui qui cherche à tout savoir et tout comprendre. Curieux de nature et passionné de l’écriture, il était destiné, sans même en être conscient, à devenir journaliste. Même si le métier l’intéressait depuis longtemps, son parcours jusqu’en Art et technologie des médias ne s’est pas fait en une ligne droite. Louis-Philippe a étudié divers programmes du milieu des communications avant de quitter Saint-Césaire et ouvrir les portes qui l’attendaient à Jonquière. Le programme ATM lui a permis de sauter d’une branche du métier à une autre et de s’accrocher à celle de la critique culturelle. Ses huit années d’expérience en tant que vendeur dans des boutiques lui ont appris l’art d’entrer en contact avec les gens. Autant qu’il aime la nature, Louis-Philippe a besoin d’être entouré de personnes. Il s’intéresse à ce que les autres ont à partager et il aime utiliser les mots pour faire briller leurs témoignages. La fin de l’aventure qu’est ATM sera le début d’un nouveau chapitre, rempli de nouvelles histoires à raconter et, il l’espère, de culture à apprécier.

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