Thibault Laget-Ro s’inspire du voyage

Thibault Laget-Ro devant une de ses toiles
(Photo : Cédric Bolduc)

 

Peindre la liberté et le voyage, en s’inspirant de la nature et en s’appuyant sur les cinq éléments, l’eau, la terre, le feu, le vent et l’espace. Voilà ce que propose l’artiste français Thibault Laget-Ro dans l’exposition « De la liberté à l’exode ».

Il souhaite démystifier la liberté en se questionnant sur la manière dont elle prend place dans nos vies et comment elle s’impose dans la société contemporaine. L’intemporalité est une partie intégrante de son projet, et c’est pour cette raison que tous les personnages dans ses toiles n’ont pas de visage, pour contourner l’ère du temps.

« Travailler la liberté c’est une vraie question, c’est-à-dire est-ce qu’on est libre quand on commence à penser, quand on commence à agir, quand on a tout et qu’on ne profite de rien. J’essaie de trouver réponse à cette question en la faisant valoir dans mes toiles. », explique l’artiste. De cette façon, il suit le récit de gens qui partent de rien et se construisent quelque chose. Il le dit lui-même, ce sont des gens ordinaires qui se mettent à faire quelque chose d’extraordinaire.

Il précise aussi pourquoi ses personnages n’ont pas d’identité : « Ces personnages racontent une histoire contemporaine, mais c’est aussi un récit qui n’est pas personnifié et qui n’est pas temporalisé. Ce qui est particulier, c’est que je raconte quelque chose de précis, mais en même temps, il fait écho à plein de choses dans le temps d’aujourd’hui, dans le temps du passé et certainement dans le temps du futur. »

Les couleurs sont aussi choisies minutieusement. Selon lui, elles sont beaucoup associées à des époques alors il peint des scènes de la vie quotidienne avec des couleurs qui théoriquement n’existent pas, ce qui fait en sorte qu’il n’y a pas de marque de temps apposée sur la toile pour garder son idée de l’intemporalité.

Il fait part que tout dans son travail est issu d’une solution à une question qu’il s’est posée, une solution qui n’est pas forcément la réponse, mais qu’il a trouvée pour essayer de s’exprimer de cette manière.

« De la liberté à l’exode » est présentée au Centre national d’exposition jusqu’au 16 janvier.

À propos de Cédric Bolduc

Cédric Bolduc est originaire d’une petite ville sur la Rive-Sud de Montréal du nom de Saint-Basile-le-Grand. Il a débuté son parcours au cégep en Intégration multimédia, à Longueuil, ce qui lui a permis d’acquérir plusieurs connaissances très utiles comme les bases de Photoshop et le codage. Cédric voit les choses en grand pour l’avenir. Il est prêt à aller plus loin dans son cheminement en apprenant toujours des nouvelles notions et en élargissant ses horizons. De ce fait, plus d’opportunités de toutes sortes s’offriront à lui. Aussi, c’est un passionné du sport. Le hockey, il en mange. Pratiquant ce sport sur la glace depuis déjà plusieurs années et regardant attentivement tous les matchs du CH en portant fièrement son chandail de Caufield, on pourrait le qualifier de fan fini. La musique est une autre de ses raisons de vivre. Il est toujours le premier sur les nouvelles tendances musicales et est très souvent le DJ dans les fêtes, ce dont il ne manque pas de se vanter. Il aime bien aussi glisser quelques petites blagues à travers ce qu’il dit pour détendre l’atmosphère, mais encore là c’est seulement un prétexte pour dire qu’il est très drôle.

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