Le déclin des spermatozoïdes

L’infertilité touche 1/6 couples canadiens. Photo : Drew Hays

 

ÉDITORIAL-La baisse de la fertilité masculine préoccupe la communauté scientifique mondiale. Ce sujet de société doit être pris au sérieux par toute la population pour contrer un futur où devenir parent deviendrait vraiment difficile.

La concentration et le nombre de spermatozoïdes des hommes a diminué de moitié de 1973 à 2018, soit en 45 ans, selon une étude publiée dans la revue Human reproduction update, le 15 novembre dernier.

« Les données suggèrent que ce déclin mondial se poursuit au XXIe siècle à un rythme accéléré », alertent les auteurs de l’étude. Ils abordent l’urgence d’agir pour prévenir ce phénomène.

La fertilité masculine s’observe par plusieurs points, dont la quantité de spermatozoïdes.

Virilité entachée

Les causes avancées expliquant la baisse de la fertilité sont l’obésité, la consommation de tabac et le manque d’exercice entre autres, en plus de la pollution dans l’environnement où l’on évolue. Pourquoi accepter de voir sa production de spermatozoïdes s’effondrer quand on veut être père ou donner la chance à une famille de l’être ?

Tabou. Les hommes ne parlent pas ou peu de l’infertilité. Un sujet qui les concerne tout particulièrement aux vues des résultats de l’étude. Est-ce par manque d’intérêt ou par peur d’impacter sa virilité ? Le saint graal de la masculinité ! Être infertile ne veut pas dire être moins viril. Parler de l’infertilité est nécessaire, urgent.

Sauvés par la PMA ?

L’infertilité touche 16% des couples canadiens. Ce nombre a doublé depuis les années 1980, selon le gouvernement du Canada. Dans 10% des cas, l’infertilité reste inexpliquée.

Les cliniques de fertilité ne pourront pas tout résoudre. Pour avoir un premier rendez-vous, il faut généralement attendre un an, alors que le couple a déjà passé une année à essayer de concevoir. L’attente est longue. L’espoir, lui, est encore plus difficile à gérer, explique Chloé Aubut, une femme en attente d’une fécondation in vitro (FIV). « C’est comme avoir un cadeau de Noël en dessous de l’arbre qu’on déballe tous les mois, mais qui est toujours vide. »

Il y a aussi la question du prix. Combien êtes-vous prêts à débourser pour avoir un enfant ? Des milliers de dollars ? La procréation médicalement assistée (PMA) n’est certainement pas gratuite. La Régie de l’assurance maladie du Québec rembourse tout de même une partie depuis un an, mais encore faut-il que la FIV fonctionne au premier essai.

À quel moment déciderons-nous d’agir ? Quand les personnes fertiles seront minoritaires ? Quand le taux de natalité sera en chute libre ? Ou bien quand la république de Gilead décrite par Margaret Atwood dans La servante écarlate sera installée ?

À propos de Galane Marechal

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Originaire de Saint-Savin, proche de Lyon en France, Galane Maréchal a fait un Bac Littéraire dans son département, obtenu avec mention « très bien ». Elle a continué sa formation en DUT Journalisme dans la ville de Vichy (France), écrivant pour les journaux universitaire comme l’Effervescent ou les Berges de l’info. Dès sa première année, elle a effectué un mois de stage à La Dépêche du Midi, journal de presse quotidienne régionale, confirmant son envie de travailler comme reporter. L’année suivante, ce sont deux mois qu’elle a pu passer auprès d’un magazine qu’elle apprécie tout particulièrement : Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales. Motivée et travailleuse, elle réussi son année avec brio avant d’être sélectionnée pour partir un an au Cégep de Jonquière (Québec), en troisième année de Technique de Communication dans les Médias (TCM) option Journalisme. Passionnée d’activités manuelles, de sport et de nature, elle souhaite continuer comme journaliste de solutions pour « montrer le positif et tout ce qu’il est possible de faire, pour l’environnement notamment ». Casse cou à toute épreuve, elle souhaite devenir pigiste pour voyager en faisant ce qu’elle aime : des articles, de la photo et des documentaires !

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