« On est encore dans le néant »

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Mario Couture sera opéré au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).(Photo : Courtoisie)

 

Mario Couture est en attente d’une greffe de foie depuis plus de deux ans. Son opération devait avoir lieu le 15 novembre, mais depuis cette date, aucune nouvelle des médecins.

« L’opération était prévue pour mi-novembre, explique le technicien en électro-instrumentalisation. Je croyais que ça allait arriver d’ici la fin du mois, mais je n’ai toujours pas reçu d’appel. »

Mario Couture fait partie des 169 Québécois à avoir attendu une greffe de foie, en 2021. Il figurait même parmi les cinq patients les plus prioritaires sur la liste d’attente, à l’automne 2021. « J’étais très près de l’avoir, mais on n’a pas reçu de foie compatible. » Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils sont deux à avoir besoin de cette opération.

Cette situation nuit à la qualité de vie de M. Couture. « Depuis le 24 février 2020, je ne travaille plus. […] À l’automne 2021, j’ai été vraiment malade. J’ai fait une infection des voies biliaires. Je n’avais plus d’énergie. Dans une journée typique, je m’asseyais 30-45 minutes dans mon fauteuil, 30-45 minutes sur mon La-Z-Boy, et après j’allais me coucher. Je n’étais plus capable de ne rien faire. Je n’étais même pas capable d’écouter la télé. J’étais totalement ailleurs, même que parfois, je me demandais comment j’allais survivre, comment j’allais passer la nuit. »

Impact pour l’entourage

Audrey Tremblay, travailleuse sociale et femme de Mario Couture, explique que de ne pas connaitre la date de l’opération, « c’est ce qui est le plus difficile. […] On pensait que ça allait être plus facile parce qu’on avait une date d’opération, mais avec la conjoncture défavorable du réseau de la Santé et des Services sociaux actuellement, la date potentielle a été repoussée et on est encore dans le néant. C’est très éprouvant. »

Mario et Audrey sont en attente d’une nouvelle date d’opération. (Photo : Audrey Tremblay)

 

Mme Tremblay trouve l’attente épuisante. « On est un peu comme des marathoniens. On pensait avoir atteint la ligne d’arrivée, mais quand on est arrivés, on se fait dire qu’il faut encore courir un 10km. Cependant, quand on voit l’arrivée, on donne tout ce qu’on a en se disant que ça achève, et qu’on va y arriver. On est dans les kilomètres restants, donc c’est exigeant. »

Complexité du processus

Ce qui ralentit le processus de don d’organe, c’est le nombre de critères élevés. Le foie donné doit être compatible avec le donneur. Il faut notamment que le groupe sanguin soit le même chez les deux individus, que le donneur est un bon état de santé général et qu’il accepte d’être opéré.

 

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