Accusée de matricide, une femme de Saint-Honoré est remise en liberté

Mélanie Dubuc de Saint-Honoré, accusée du meurtre prémédité de sa mère Sylvie Lemay, a été remise en liberté sous conditions, mardi matin, en attendant son procès.

La femme de 32 ans ne serait pas un « danger pour la société », selon le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Michaël Bourget. Le juge de la Cour supérieure Carl Thibault a accepté de remettre en liberté Mélanie Dubuc à condition qu’elle respecte, entre autres, l’interdiction de contacter certains individus ainsi que d’occuper un emploi qui pourrait la mettre en situation de pouvoir sur quelqu’un de vulnérable.

« C’est assez inusité des remises en liberté dans des dossiers comme ça, mais en raison de la nature du dossier la Couronne a accepté. Notre cliente est aussi jeune et sans antécédant judiciaire », a expliqué l’avocate de l’accusée, Me Ariane Bergeron.

Sylvie Lemay, la mère de Mélanie Dubuc, a été retrouvée sans vie à son domicile situé à Saint-Honoré le 16 mars 2021. (Photo: Urgel Bourgie)

Mélanie Dubuc a été accusée de meurtre au premier degré en plus de vol et de fraude contre sa mère, Sylvie Lemay, lundi matin, par vidéoconférence au palais de justice de Chicoutimi.

« Mélanie pensait que cette histoire-là était derrière elle. On savait hier qu’elle était accusée de vol et de fraude, mais finalement on a appris que c’était aussi pour meurtre au premier degré en même temps que vous. Elle était anéantie et sous le choc », a mentionné Me Ariane Bergeron.

Sylvie Lemay, 57 ans, a été retrouvée sans vie à son domicile situé à Saint-Honoré le 16 mars 2021.

Selon le code criminel, une personne coupable de meurtre prémédité est passible d’une peine d’emprisonnement à vie avec aucune possibilité de demande de libération avant 25 ans.

Le moment de l’enquête préliminaire sera déterminé le 17 février prochain.

À propos de Evelyne Alix-Fontaine

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Baignant dans l’actualité depuis son tout jeune âge, Evelyne a dévoué sa curiosité à vouloir comprendre le monde en profondeur. C’est à 7 ans qu’elle découvre le métier de journaliste grâce à la radio et à la presse papier. Aujourd’hui, on peut décrire Evelyne comme étant une féministe mordue de politique, d’histoire, de chiens et de balados de crimes. Toujours en train de parler, cette future journaliste n’hésite jamais à défendre ce qui lui tient à cœur.

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