Le français écrit secoué par la pandémie

La Fédération étudiante collégiale du Québec demande un test de français aux nouveaux étudiants collégiaux afin de mieux les accompagner. (Photo : Andréa Maheux)

Ce sont 41,9 % des élèves de secondaire 5 du Centre de services scolaire des Rives-de-Saguenay qui ont échoué à l’épreuve ministérielle unique de français écrit. Alors que le Syndicat de l’enseignement de La Jonquière pointe du doigt la pandémie, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) réclame la mise en place d’un test diagnostique d’entrée au cégep.

La présidente du Syndicat de l’enseignement de La Jonquière, Nicole Emond, soulève les effets des confinements. Le déclin du français est une conséquence directe à l’enseignement à distance selon elle. « Cette cohorte était en secondaire 3 lorsque la pandémie a frappé. Les élèves partaient et revenaient à l’école. Parfois, c’étaient les enseignants », rappelle-t-elle. Les nouveaux cégépiens ont été affectés par l’isolement à la maison, les allers et venues en classe et ils ont pris du retard pendant leur secondaire. « Ils n’ont pas vécu leur parcours scolaire de façon optimale. »

Elle a d’ailleurs affirmé que ça fait plusieurs années que la Fédération demande une révision du programme de français.

Selon elle, il faudrait davantage écouter les recommandations des enseignants de faire redoubler un élève lorsqu’il n’a pas les acquis. « Il faut respecter nos décisions. »

Un test de français d’entrée au cégep ?

La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Naya Labosse, de son côté, juge important que les étudiants passent un test d’aptitudes de français écrit avant d’entrer au cégep. Elle tient toutefois à préciser que cette recommandation n’est pas en lien avec les données du ministère de l’Éducation qui démontrent un déclin général du français écrit dans la province.

Près de la moitié des élèves de secondaire 5 de la province ont échoué leur épreuve ministérielle unique de français écrit au printemps dernier. Le Saguenay n’est pas épargné. (Photo : Andréa Maheux)

« C’est un test qui permet d’évaluer les aptitudes en français de la personne qui rentre au cégep. Ce n’est toutefois pas conditionnel à l’entrée au Cégep », affirme-t-elle. Elle compare ce test à ceux d’anglais qui permettent de placer l’étudiant dans le niveau approprié.

La passation de cet examen n’est pas conditionnelle à l’admission au cégep. « Ça permet de dire “est-ce que l’étudiant a besoin d’un cours de renforcement dès le début de son cégep” », explique la présidente.

S’il y a un échec, le cours de renforcement serait jumelé au cours de français 101 qui a un grand pourcentage d’échecs. Présentement, il faut échouer le premier cours de littérature pour avoir accès au renforcement en français. Pourtant, les collèges se concentrent sur l’enseignement de la littérature et non de la grammaire, donc Mme Labrosse est d’avis que cela va pallier le manque de certaines notions.

À propos de Andréa Maheux

Andréa Maheux
Native de Sherbrooke, Andréa Maheux, 20 ans, avait l’intention de laisser sa trace à l’École Supérieure en Art et technologie des médias et l’a bel et bien fait. Maintenant à sa troisième et dernière année dans l’établissement de Jonquière, la jeune femme ne finit plus de surprendre. Sa grande passion pour l’écriture l’a mené vers son champ d’étude en journalisme, où elle s’accomplie et s’épanouie pleinement. Celle qui vient d’autoéditer son tout premier roman, intitulé « Divergente », croit en l’importance de sensibiliser davantage la population sur les maladies mentales. Le trouble de la personnalité limite étant le sujet phare de son recueil, elle espère un jour pouvoir faire une différence pour toutes les personnes vivant avec ces mêmes maux. Andréa souhaite également toucher le public en relatant d’importants phénomènes de société, qui passent parfois sous silence. Pour elle, le journalisme lui donne une voix pour exprimer clairement ses idées et son opinion, ce qui ne l’a fait reculer devant rien. Proche de ses émotions, elle désir amener plus de couleur et de vivacité à son futur métier.

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