Manger local malgré l’inflation

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Selon Statistique Canada, le prix des fruits et des légumes a augmenté de 18 % depuis deux ans. (Photo Mathilde Guémené)

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, malgré l’inflation, plusieurs citoyens essayent de manger le plus possible de produits de la région. « Je dirais même que je consomme plus de produits locaux qu’avant », affirme une citoyenne, Marie-Eve, à la sortie d’un supermarché.

Selon les derniers chiffres de Statistique Canada, depuis deux ans les prix des aliments ont augmenté de près de 20 %. Mais, même si les prix peuvent être plus élevés, cela ne semble pas décourager les consommateurs rencontrés par La Pige de favoriser l’achat de produits locaux. « C’est ma plus belle année d’achalandage », dit fièrement la propriétaire de la ferme La Rouquine à Chicoutimi, Sarah Tremblay. Selon elle, les gens sont prêts à payer plus pour la qualité des produits. « Je vends mes tomates plus chères, mais on m’a dit que ce sont les meilleures », sourit-elle.

Si deux produits sont similaires, mais si l’un est plus cher, car il vient d’une production de la région, le consommateur Jacques se tournera quand même vers le plus coûteux. « Je vis seul donc c’est moins onéreux, je peux me le permettre. Il faut encourager le local », explique-t-il. Marie-Eve veut, elle aussi, favoriser l’économie locale : « J’achète des paniers fermiers à la Coop Nord bio ou au Soleil Le Vent. »

Les radis coûtent deux dollars de plus

Sarah Tremblay a dû augmenter ses tarifs notamment à cause de la hausse des prix de l’huile de chauffage et des engrais. « Mes bottes de radis coûtent peut-être deux dollars de plus que dans une grande surface », reconnaît-elle. La propriétaire explique qu’elle ne peut pas se permettre de vendre à perte comme certains supermarchés peuvent le faire. « On vend pour pouvoir survivre et payer les employés », ajoute la maraîchère.

Face à l’inflation, certaines personnes ont toutefois été obligées de modifier leur façon de consommer. Les choix d’une citoyenne de la région, Claudia, vont dépendre des prix. « Un sac de pommes sera moins cher en grande surface et ce sera la même chose », déclare la jeune femme. Il lui arrive d’abandonner un produit pour un autre à cause du coût.

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