Jonquière va perdre un bureau de poste au profit de Chicoutimi

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Le bureau de facteur du boulevard Saint-François pourrait être transféré en avril 2024. Photo : Théo Laroche

Le bureau de Postes Canada du boulevard Saint-François, à Jonquière, fusionnera avec celui de Chicoutimi au printemps 2024, confirme la société d’État.

Postes Canada assure qu’« il s’agit simplement d’une fusion des opérations de livraison » et que « cette restructuration interne n’aura pas d’impacts sur la population ». L’entreprise garantit également que la fermeture du bureau de Jonquière ne donnera lieu à aucune suppression de poste.

Une source du Syndicat des Travailleurs et Travailleurs des Postes (STTP) souhaitant garder l’anonymat, confirme que les répercussions sur le service seront minimes et estime même que le courrier pourrait être livré plus rapidement.

Un bureau de facteur sert à centraliser puis préparer le courrier pour la livraison. Celui de Jonquière comporte un service client. « C’est uniquement pour dépanner. Ce type de bureau n’est pas supposé avoir de contact avec les clients, sauf pour des problématiques spécifiques comme des colis trop gros », précise notre source syndicale.

Ce représentant syndical souhaite appeler à la prudence. « Le projet est au stade d’embryon, tout peut changer très vite », tempère-t-il. Mais il semblerait que la fusion de bureaux fasse partie de la stratégie économique de l’entreprise basée à Ottawa. « Postes Canada étudie d’autres possibilités de fusion dans la région et à Québec, ce genre d’opération a déjà eu lieu », indique notre source.

Postes non renouvelés et machine de tri

Aucun des 35 postes du bureau de Jonquière n’est menacé, grâce à la protection d’une convention collective entre l’entreprise et le syndicat. Pour autant, Postes Canada pourrait « ne pas renouveler les postes d’une dizaine d’employés lors de leur départ à la retraite », selon notre source syndicale.

Aussi, le fait de fusionner deux bureaux modifierait le quotidien des facteurs en améliorant le rendement de l’espace de tri. « Au lieu de passer deux heures au tri et six dehors, ils en passeraient seulement une au tri et donc sept dehors, affirme le représentant syndical. Au Saguenay, nous avons des camions donc ça va. Mais pour les facteurs des grandes villes qui se déplacent à pied, c’est différent », souligne-t-il.

Par ailleurs, une nouveauté dans la technique de tri du courrier de la région prendra place. « À Québec, une machine de tri opérait localement et, depuis un mois, elle est aussi utilisée pour le courrier du Saguenay », fait savoir notre source syndicale. Et qui dit moins de charge de travail manuel dit aussi baisse de la main-d’œuvre humaine, mais également du nombre de postes dans le futur.

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