La capoeira : un air du Brésil au Saguenay

En plus des cours pour adultes, des cours parents-enfants sont offerts par Capoeira Saguenay. Photo : Marion Carey
Depuis environ 15 ans, Jérémie Savard (professeur Louco) enseigne à l’académie capoeira Sul Da Bahia à Saguenay. Son intention : faire découvrir cet art martial méconnu aux Saguenéens et Saguenéennes.
La capoeira regroupe la danse, le chant, l’art martial et le jeu en un seul sport. Cet art de combat afro-brésilien a été créé par les esclaves en temps de guerre. Depuis le 20e siècle, il est pratiqué partout dans le monde et le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne fait pas exception. « Mon objectif à moi c’est de faire connaitre à la communauté de Saguenay la capoeira. Le but c’est que tout le monde puisse le pratiquer et en bénéficier afin d’avoir une meilleure vie active », affirme le créateur de Capoeira Saguenay, Jérémie Savard.
En étant plus diversifiée, la capoeira rejoint une communauté plus grande. Avec l’aide d’un berimbau, le premier instrument à corde de l’humanité, les amateurs de danses et de chants traditionnels et de combats y trouvent leur compte dans un environnement passif, tout en apprenant les bases de la culture brésilienne. M. Savard est passé de deux ou trois élèves à ses débuts à 25 en 2024.
« Je travaillais au Centre des loisirs et j’ai vu une affiche sur le babillard. Je me suis dit : c’est quoi ça de la capoeira, donc je suis allée essayer et j’ai continué par la suite. J’essaye vraiment d’en parler le plus possible aux gens », raconte avec passion Cara-Emna Michaud, capoeiriste depuis trois ans. En plus des bienfaits sur la santé physique, cet art martial a aussi des effets positifs sur le plan intellectuel. « Ça m’apporte du bien-être et de la confiance en moi puisqu’il faut chanter devant du monde. Je dirais que ça m’apporte de la joie aussi. […] Ton corps apprend à mieux bouger, à soulever des choses pesantes par exemple », ajoute Mme Michaud.
Mais pourquoi avoir une académie de Capoeira à Saguenay? Le professeur Louco mise sur l’aspect méconnu et original de cette pratique afro-brésilienne. « Ça apporte une nouveauté, donc quelque chose qu’on n’a pas ailleurs. Habituellement, le karaté par exemple, il y a beaucoup de clubs dans un même endroit ou le judo aussi. C’est quelque chose qui est tout à fait inusité et nouveau. Puis c’est un beau sport, c’est le fun à faire et on ne se blesse quasiment jamais. […] On s’amuse, on se tient loin des autres mais on travaille avec nos partenaires, qui sont souvent nos amis, donc on ne veut pas nécessairement leur faire mal », explique-t-il.

Pour Capoeira Saguenay, il est primordial de faire rayonner l’aspect festif de cet art. Photo : Marion Carey






