Chicoutimi : un nouveau pont jugé non nécessaire

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Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) du Québec a rendu publiques les conclusions de son étude sur les besoins de mobilité entre les deux rives de la rivière Saguenay. Le verdict est clair : la construction d’un nouveau pont à Chicoutimi n’est pas « nécessaire » selon la porte-parole régionale du ministère des Transports du Québec pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nathalie Girard.

“Il faut favoriser le transport actif” selon la porte-parole régionale du ministère des Transports du Québec pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nathalie Girard. (Photo : Coline Lafargue)

Une capacité suffisante pour les décennies à venir

D’après l’étude, la capacité véhiculaire du pont Dubuc, principal axe reliant les rives nord et sud de Saguenay, reste « suffisante pour plusieurs décennies ». La congestion observée est qualifiée de « ponctuelle et restreinte dans le temps ». En moyenne, les retards annuels ne dépassent pas quinze minutes selon l’étude.

Le mandat de réalisation de l’étude menée par la firme CIMA+/WSP entre juin 2021 et mai 2024 montre une forte baisse des accidents autour du pont Dubuc depuis ses travaux réfection. Par exemple, les accidents dans les bretelles d’accès depuis le boulevard de Tadoussac ont diminué de 93 %.

Priorité à la sécurisation et au transport actif

Plutôt qu’un nouveau lien routier, les efforts se concentreront sur l’amélioration de la sécurité et sur l’encouragement au « transport actif ». Une des mesures phares consiste en l’aménagement de pistes cyclables sur le pont Dubuc afin d’inciter les déplacements à vélo ou à pied.

Selon Nathalie Girard, « 37 % des déplacements entre les rives font moins de 5 km et pourraient se faire autrement qu’en voiture, par le transport en commun ou à vélo ».

Un suivi nécessaire pour l’avenir

Bien que l’étude ne prévoie pas d’augmentation majeure du trafic à court et moyen terme, il faudra rester à l’affût. « Si jamais il y a un développement majeur, comme une grande industrie qui entrainerait une hausse de mouvement de population et des déplacements, il faudra alors mettre à jour cette étude », précise la porte-parole régionale du ministère des Transports du Québec pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le ministère poursuivra ses efforts avec ses partenaires, incluant la Ville de Saguenay, Hydro-Jonquière, la Société de transport du Saguenay, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD).

Deux études sont d’ailleurs en cours. Une étude de sécurité concernant la traverse piétonne du côté du boulevard de Tadoussac et une étude de solution, pour sécuriser la côte du Boulevard Sainte-Geneviève de Chicoutimi.

 

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