Un an de prison pour le leader complotiste Daniel Pagé

Daniel Pagé dirige la « Garde nationale du Québec » sous le faux nom de Daniel Gaumond. (Photo : Justice Québec)
Le complotiste Daniel Pagé restera en prison pour un an après avoir été déclaré coupable de harcèlement, d’entrave à la justice et de bris de probation. La décision a été déposée ce matin par le juge Pierre Simard au palais de justice d’Alma.
Arrêté le 15 janvier dernier, Daniel Pagé est derrière les barreaux depuis ce temps. Il poursuivra donc sa détention pour encore huit mois et quinze jours.
Les événements menant à son arrestation ont débuté le 2 décembre, alors qu’il aurait réclamé la libération d’une femme sous son faux nom. Afin d’y parvenir, il a envoyé plusieurs fois un document à la Sûreté du Québec (SQ) et au greffe d’Alma de la part du « Tribunal militaire ». Il aurait également harcelé des employés du greffe.
Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, François Bourgeois, a demandé une peine de 20 mois pour chaque chef d’accusation ainsi qu’une peine de deux ans moins un jour pour bris de probation par voie d’acte criminel. Le comportement de l’accusé ne devrait pas être toléré selon lui. « D’entraver le travail des greffiers, des gens qui s’occupent de la cour, ça ne peut pas être accepté par les tribunaux, comme le harcèlement dont ils ont été victimes », a-t-il soutienu devant le juge.
Le juge Simard a considéré que les accusations d’entraves à la justice sont moins graves, ce qui a fait diminuer sa peine. L’accusé avait déjà été détenu pour six mois, alors le juge devait considérer le principe de gradation de la peine.
Daniel Pagé souhaite qu’on respecte ses droits
L’accusé malvoyant a encore une fois exprimé son mécontentement face à sa demande rejetée par le juge afin de lui fournir le matériel nécessaire pour préparer sa défense. « Il y a eu violation de mes droits d’acuité visuelle, j’ai eu de l’obstruction de la part du personnel de la prison là-bas. Je n’ai jamais eu accès à un espèce de clavier pour préparer ma défense. Puis, c’est mon droit, qui m’a été refusé, par vous. En appel, présentement, je gagne », exprime-t-il en s’adressant au juge.
L’homme provenant de Saint-Sylvestre, dans la région de Chaudière-Appalaches, a également évoqué son désaccord face au refus du juge d’entendre ses témoins. Il a ajouté qu’il voulait passer devant un tribunal militaire, puisqu’il croit que tout ce qu’il a fait est conforme à la loi militaire américaine.
Daniel Pagé se considère comme un « enquêteur en fraudes médicales » depuis 2002. Il prévoit amener la cause en appel.






