Pleins feux sur la Journée mondiale de sensibilisation à l’épilepsie

Le 26 mars, la population est invitée à soutenir les personnes atteintes d’épilepsie en portant la couleur lavande. (Photo/Etienne Cazassus)
À l’occasion de la Journée Lavande, dédiée à la sensibilisation à l’épilepsie, la Ville de Saguenay illuminera le Centre culturel du Mont-Jacob à Jonquière ainsi que le pont Monseigneur-Dufour à La Baie en violet, la couleur symbolique de l’épilepsie.
« C’est encore très méconnu. Il y a encore beaucoup de personnes qui ont des préjugés et des tabous. Sensibiliser les gens là-dessus, leur expliquer les premiers soins, expliquer ce qu’est réellement l’épilepsie, permet aux gens de mieux comprendre la maladie, d’être plus à l’aise en présence de personnes épileptiques et de favoriser leur inclusion dans la communauté », affirme l’intervenante de l’Association Régionale pour les Personnes Épileptiques (ARPE), Laurie-Ève Picard
Le terme « épilepsie » est souvent connu, mais la réalité qu’elle implique au quotidien pour une personne atteinte l’est beaucoup moins.
L’épilepsie se caractérise par des crises récurrentes, se manifestant par de brefs épisodes de tremblements involontaires touchant soit une partie du corps (crises partielles), soit l’ensemble du corps (crises généralisées). Selon Statistique Canada, près d’un Canadien sur 100 est atteint d’épilepsie.

Laurie-Ève Picard, intervenante l’Association Régionale pour les Personnes Épileptiques. (Photo/ Etienne Cazassus)
« Les répercussions vont dans tellement de domaines de la vie de la personne. Ça amène beaucoup d’enjeux, donc il faut que les gens arrêtent de penser qu’une crise d’épilepsie c’est juste faire une crise de bacon », exprime Laurie-Ève Picard.
« Un mois après une commotion cérébrale, j’ai fait ma première crise d’épilepsie lors d’un match de soccer. Je me suis évanoui sur le terrain, avec des convulsions. Je me suis même uriné dessus. En ambulance, en route vers l’hôpital, je me suis réveillé désorienté, comme si j’avais été dans un coma, sans comprendre ce qui venait de se passer. Ce sont les gens qui me l’ont raconté », affirme Édouard Bérubé, qui a souffert de crises d’épilepsie lorsqu’il était enfant.
C’est pourquoi l’ARPE travaille toute l’année pour aider les personnes épileptiques dans leur intégration professionnelle et sociale, tout en soutenant leurs proches.
Selon Laurie-Ève Picard, cette maladie peut toucher n’importe qui, à n’importe quel âge, ce qui contribue en partie à la sous-estimation de sa gravité.
« Il n’y a pas vraiment de profil de personnes épileptiques avant qu’elles ne soient diagnostiquées. C’est important pour eux de dire que l’épilepsie c’est plus que des crises et que ça affecte toute leur vie », affirme Laurie-Ève Picard.

La croix du Centre culturel du Mont-Jacob à Jonquière sera illuminée en violet le 26 mars. (Photo/Etienne Cazassus)
Une journée dédiée à la cause
La journée de la lavande, le 26 mars, a été créée en 2008 par Cassidy Megan, une Canadienne de 9 ans atteinte d’épilepsie. La couleur lavande symbolise la solitude ressentie après un diagnostic. D’abord lancée au Canada, cette journée est devenue un événement mondial, célébré depuis 2012 dans plusieurs pays. Le Canada a même adopté une loi pour la reconnaître officiellement.
L’ARPE organisera également un souper-spectacle au Calypso de Jonquière, le 27 mars prochain, animé par le groupe « On The Edge ». Cet événement s’inscrit dans les activités de sensibilisation à l’épilepsie tout au long du mois de mars.






