Maire : un métier complexe et demandant


Les municipalités de moins de 5000 habitants représentent près 919 villages au Québec. (Crédit : Gabriel Bayard)
Le poste de maire ou de mairesse dans une petite municipalité peut être beaucoup plus demandant que ce que l’on peut penser. Avec des plus petites équipes que les grandes villes, les dirigeants de villages de régions sont souvent très demandés. La conciliation travail-famille, les rencontres de conseil, la gestion des finances ou la participation à de nombreux évènements dans leur communauté, l’horaire d’un élu est bien rempli !
Les élus qui commenceront en novembre 2025 après les prochaines élections municipales auront plusieurs responsabilités. Parmi celles-ci, la direction des conseils de ville, la prise de décision pour la municipalité ou la représentation de la population dans des conseils régionaux ou provinciaux sont les plus évidentes, mais elles ne sont qu’une partie de l’horaire des élus.

Certains maires et mairesses sont aussi des entrepreneurs (crédit : Gabriel Bayard. Selon des données de Léger)
Le métier de maire ou de mairesse représente un emploi à temps plein au Québec, mais plusieurs ont un autre emploi. Selon un sondage Léger, un tiers occupe un emploi à temps plein ou à temps partiel et près 40 % des élus se disaient à la retraite. Selon les données recueillies après les élections municipales de 2021 par Léger, l’âge moyen d’un maire ou d’une mairesse est de 58 ans.
Plusieurs des élus à la retraite sont heureux d’avoir de l’expérience dans des métiers connexes. Le maire de Larouche, Guy Lavoie, a été conseiller municipal avant d’accéder à sa position actuelle. « Le mandat de presque quatre ans que j’ai fait en tant que conseiller m’a vraiment aidé », explique-t-il. C’est le cas de nombreux maires et mairesses de petit village qui ont décidé de s’engager dans la politique municipale après leurs retraites.
Un métier de passion
Les maires et mairesses ne sont pas généralement rémunérés en fonction du nombre d’heures travaillé. Plusieurs gagnent environ 50 000 $ dollars par année et travaillent plus de 60 heures par semaine. À Labrecque, c’est le cas de la mairesse, Marie-Josée Larouche qui occupe un emploi d’enseignante en plus de son poste à la mairie. « C’est la passion, le dévouement et l’engagement qui aident à façonner une municipalité et à la rendre plus forte et plus unie », explique la mairesse et enseignante.

La mairesse de Labrecque est en poste depuis 2021 et a occupé le poste de conseillère municipale durant 8 ans avant son élection comme mairesse. (Crédit : Ville de Labrecque)
Le métier bien que demandant reste un engagement communautaire que beaucoup voient comme très valorisant. L’implication dans les affaires municipales peut être très demandante et l’on observe que la majorité des femmes sont à temps plein afin d’avoir plus de temps avec leur famille selon le sondage de 2021 de Léger.
De l’aide disponible
Le gouvernement du Québec et la fédération québécoise de municipalités offrent aux nouveaux élus des guides sur les devoirs et des propositions pour un emploi du temps. Pour la plupart, ces conseils ne sont pas nécessairement adaptés à la réalité des maires et mairesses de région.
Ils subissent aussi le manque de main-d’œuvre et sont plus susceptibles de prendre plus de responsabilités sur leurs épaules aux dépens de leur santé mentale, leur vie familiale ou leur emploi. L’Union des municipalités du Québec offre des formations ou des panels pour aider les maires et mairesses à gérer leur emploi du temps.






