Obsolescence programmée : les détaillants font face à de nouvelles obligations

Les produits Apple font partie des cas les plus représentatifs de poursuites pour obsolescence programmée. (Photo : Andrew Litjens)
Un téléphone qui ralentit après une mise à jour, un lave-vaisselle irréparable après trois ans, un grille-pain qui cesse de fonctionner sans raison. Ce sont des situations vécues par la majorité des gens et aussi des exemples d’obsolescence programmée. Depuis dimanche dernier, de nouvelles mesures viennent compléter la loi existante pour faciliter les réparations. Elles imposent de nouvelles obligations aux commerçants et aux détaillants.
Il est désormais interdit au Québec de vendre des produits dont la durée de vie a été volontairement raccourcie.
D’après un communiqué du gouvernement publié le dimanche 5 octobre, les consommateurs ont désormais accès, dès l’étape du magasinage, à l’information sur la disponibilité des pièces et des renseignements nécessaires à la réparation ou à l’entretien des produits. Ce qui permet ainsi de faire un choix plus éclairé au moment de l’achat.
On est le plus gros atelier de réparations au Saguenay, donc on répare beaucoup beaucoup », affirme le directeur d’Informatique Dépôt, Olivier Simon. (Photo : Mario Plourde)
Une inquiétude se fait ressentir pour certains commerces de réparation puisque c’est beaucoup de travail et de changement en peu de temps. Les commerçants doivent assurer qu’un article peut être réparé avec les pièces et services nécessaires. C’est une grande demande pour laquelle les magasins ont de la difficulté à répondre soudainement.
La réparation : un acte écologique et économique
Les nouvelles mesures peuvent inquiéter les commerçants, mais elles sont positives d’un point de vue écologique. Selon l’Association pour le recyclage des produits électroniques du Québec (ARPE-Québec), le Québec génère chaque année plus de 150 000 tonnes de déchets électroniques, souvent difficiles à recycler.
Les appareils irréparables sont acheminés vers des centres de traitement spécialisés où ils sont recyclés de manière écologique. « Nous faisons du recyclage informatique avec l’aide de l’ARPE. On fait des caisses de ‘‘sert plus à rien’’ qui sont ensuite envoyées dans des centres de traitement à Montréal […] C’est fait sécuritairement, écologiquement et dans le respect des normes », explique Olivier Simon, le directeur d’Informatique Dépôt, un commerce qui vend et répare des produits électroniques.






