Les téléréalités : « un miroir de la société »

745
0
Share:

Les téléréalités créent des amitiés. Sur la photo, on retrouve Julie Munger accompagnée de son ami Kevin Lapierre aussi participant d’OD. (Photo : Julie Munger)

Malgré la baisse en popularité de la télévision traditionnelle, les téléréalités continuent de soulever les passions. Parfois, selon Numéris, les cotes d’écoute des téléréalités dépassent le million par jour.  Pourquoi un tel engouement?

« Je suis OD depuis la saison 1 », a relaté la candidate coup de cœur d’Occupation Double Chez Nous, Julie Munger. « Les gens viennent me parler, ils se voient en nous. » Selon la femme de 34 ans, c’est pour cette raison que les fidèles de ces téléséries consomment ce  genre de contenu . Pour la candidate d’Occupation Double 2020, ces quotidiennes sont une sorte de miroir de la société.

« J’ai réalisé que la représentation à l’écran, c’est important », a souligné la trentenaire. Elle a voulu souligner que des gens l’abordent pour lui dire que c’est bien plaisant de voir des gens différents. Elle-même, qui se catégorise comme taille plus.

Julie Munger a été nommée Coup de cœur du public en 2020. (Photo: Julie Munger)

Au contraire, Mme Ramirez fait référence au rêve. « Des comportements désirables, des personnes jolies, ça donne le goût aux autres d’être comme eux. »

Il n’y a pas que cette cause qui explique la popularité de ces séries. Ce rendez-vous devant le téléviseur est une façon pour plusieurs de se détendre. « Les jeunes vivent dans un monde de performance et ce genre d’émission est fait pour rire et décrocher », a mentionné Mme Munger. C’est le même son de cloche pour Dania Ramirez.

La psychologue clinicienne spécialisée en téléréalité, Dania Ramirez, travaille sur plusieurs plateaux comme Star Académie. ( Photo : Karine Proulx Photographe)

La psychologue clinicienne ayant travaillé sur plusieurs plateaux télé a mentionné en entrevue avec La Pige qu’il y a un aspect de non-effort. « Quand on écoute une téléréalité, on n’est pas dans la réflexion, tout est facile, c’est simple et c’est rigolo », a-t-elle imagé.
Elle croit aussi que ça fait partie du succès de ce type d’émission. Elle a ajouté qu’au niveau cognitif, regarder ce contenu ne demande pas de ressources à notre cerveau. Ce qui permet aux téléspectateurs de se détendre.

Être candidat, ce n’est pas tout rose

En début d’entrevue, Julie Munger a mentionné que ce n’est pas toujours facile de se faire reconnaître et de se faire mettre l’étiquette de la personne ayant fait OD. « Je me suis déjà fait dire : “Hein ouin, toi à OD ?” », a-t-elle dévoilé. Elle a aussi mentionné que parfois, elle évite les débits de boissons. « Les gens sont plus méchants, lorsqu’ils consomment, il y a plus de risque que je me fasse insulter. »

D’ailleurs, la psychologue clinicienne a suivi plusieurs personnes ayant déjà participé à une émission du même style, et selon elle, c’est fréquent d’entendre ce genre de chose. « On pense souvent au positif, ces personnes deviennent des vedettes, mais il y a aussi du négatif […] Parfois, ces candidats ne sortent plus ou ne vont plus à des soirées comme dans les bars. »

D’un autre côté, ce n’est pas tout le monde qui réagit de la même façon. Selon la psychologue, il y a des candidats qui sortent de ces aventures télévisées avec peu ou pas de répercussions.

 

Share:
Avatar photo