Les entreprises québécoises ne doivent plus se passer de l’IA

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La présidente de la Banque de développement du Canada (BDC), Isabelle Hudon, fait une conférence.

Les conférenciers ont aussi discuté de repreneuriat, un enjeu important pour l’économie. (Photo: Adan Cochet)

La présidente de la Banque de développement du Canada (BDC), Isabelle Hudon, ainsi que d’autres experts ont encouragé les entreprises de la région à apprivoiser l’IA pour accroître leur développement, dans le cadre du rendez-vous économique Perspective 2026, jeudi, à Chicoutimi. 
 
Les dirigeants de plusieurs entreprises de la région se sont réunis pour assister au rendez-vous annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord. Alors que l’année 2025 a été riche en bouleversements, avec les tarifs douaniers de Trump notamment, plusieurs conférenciers ont pris la parole pour guider et aider les PME à faire face à 2026. 

Même si les entrepreneurs prévoient déjà que la croissance sera faible, ils n’en restent pas moins optimistes. 

« Il y a un an, c’était la panique avec les tarifs qui arrivaient et on s’en sort plutôt bien, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean », assure la PDG de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol. 

Photo de Sandra Rossignol.

Des organismes comme Investissement Québec accompagnent les entreprises dans cette transition numérique. Sandra Rossignol. (Photo : Adan Cochet)

 

 

 

 

 

 

 

Alors pour continuer dans cette lancée, les conférenciers ont notamment insisté sur un point : l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des entreprises. 

Selon la vice-présidente Stratégie et main-d’œuvre chez Investissement Québec, Mia Homsy, « l’IA permet des gains de temps au niveau individuel » et peut être « transformationnel pour l’entreprise. » 

Cependant, de nombreux entrepreneurs hésitent encore à intégrer cet outil novateur. « C’est normal de se poser des questions, parce que les entreprises sont confrontées à énormément de changements », explique Mme Homsy.

Les économistes prévoient d’ailleurs qu’un écart risque de se creuser entre les entreprises qui boudent l’intelligence artificielle et celles qui l’utilisent. « Les gens qui vont être favorisés dans l’économie de demain, ça va être les gens qui vont maîtriser cette technologie », partage Mia Homsy. 

Les entreprises rencontrent un autre défi de taille : les Canadiens ont peur de se faire voler leur emploi par l’IA. En effet, près de la moitié des chercheurs d’emplois canadiens craignent de perdre leur emploi à cause de l’IA, selon Express Employment Professionals. 

L’économiste en chef de la BDC, Pierre Cléroux, se veut rassurant : « On a un taux de chômage très bas dans la région, il y a plus d’emplois que de gens au Saguenay. Donc, non seulement ça ne remplacera pas des gens, mais on a besoin de l’intelligence artificielle si on veut continuer de faire croître nos entreprises. »

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