Costin Tuta et ses œuvres étranges

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Cette exposition est l’une des premières de l’année 2026 au Centre national d’exposition de Jonquière. (Photo : Maxime Sauvageau) 

C’est dans le froid glacial qu’une vingtaine de personnes ont assisté au vernissage de l’exposition Microcosme jeudi soir, réalisépar l’artiste roumain Costin TutaSous le pseudonyme Costin Tce dernier expose 20 œuvres qu’il définit comme « bizarres »au Centre national d’exposition à Jonquière. 

« Mon point de départ était de montrer que l’art, ce n’est pas toujours proche de la réalité. L’important, c’est ce que tu as ressenti lorsque tu as créé l’œuvre », affirme le principal intéressé.  

Il construit ses tableaux en deux parties : le dessin et l’application de la résine d’époxy, un matériau liquide qui se solidifie lorsqu’il est mélangé avec un durcisseur. « C’est un processus assez compliqué. On ne peut pas en faire beaucoup dans une journée. La résine est une matière qui est difficile à travailler. » 

M. Tuta lui-même inventé cette technique, qu’il considère comme un processus expérimental. 

Costin Tuta est originaire de la Roumanie et s’est établi en Montérégie. (Photo : Maxime Sauvageau)

« Il y a des gens qui font des tables ou des meubles avec de l’époxy, mais jamais de formes comme celles-là. Ce sont des formes pesantes, assez grandes, qui sont collées directement sur le dessin et qui vont transformer les portraits. » 

Costin Tuta a pour but de faire découvrir cette nouvelle technique au public par le biais de cette exposition. Le récipiendaire du prix de la Biennale d’affiches de Bucarest en 1991 ne voulait pas dévoiler ses concepts en avant-première. Il voulait que les amateurs d’art présents sur place se fassent leur propre idée.   

« Ce sont des œuvres bizarres, dit-il en riant. Ce n’est pas fait pour les gens qui veulent voir des paysages. » 

Un succès dès le premier regard 

Des passionnées d’art qui ont assisté au vernissage ont souligné leur appréciation des œuvres. 

Un tableau comme celui-ci peut lui prendre un à deux mois à réaliser. (Photo : Maxime Sauvageau)

« C’est la première fois que je le vois et je trouve qu’il a des œuvres différentes de ce qu’on voit à l’habitude. Pour ma part, ça me rejoint », souligne Carole Vallée.  

« Il sort du cadre habituel, confie Diane Bourget. Avec son imaginaire, il va chercher des impressions qui sortent de l’ordinaire, avec des textures particulières. Il amène la peinture ailleurs. C’est la première fois que je le voyais et je vais continuer de le suivre. » 

L’exposition Microcosme se poursuit jusqu’au 16 avril 2026. 

 

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