Salon de l’emploi : un nombre record d’employeurs

Samuel Taillon travaille à l’organisation du salon de l’emploi, au service aux étudiants. (Photo : Adan Cochet)
Le Salon de l’emploi de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a battu son record d’employeurs présents pour sa 47e édition. Pas moins de 80 entreprises de domaines variés se sont réunies mardi, pour tenter de recruter la jeunesse diplômée de l’université, en pleine Semaine de la persévérance scolaire.
« On a ajouté 20 entreprises de plus pour atteindre les 80. Ça fait 600 emplois cumulés qui sont à pourvoir pendant la journée », précise le concepteur-graphiste de l’UQAC, Samuel Taillon. Le réaménagement du centre social d’accueil a permis aux organisateurs d’inviter plus d’employeurs. En effet, le salon devait refuser plusieurs entreprises, à chaque édition, par manque de place.
Préparer les étudiants
« Cette journée-là demande beaucoup de planification, il y a plusieurs postes à pourvoir, on prépare beaucoup nos étudiants », partage une conseillère d’orientation à l’UQAC, Louise Ouellet. Elle les invite à établir leurs critères, pour leur futur emploi.
La conseillère d’orientation remarque d’ailleurs que les étudiants recherchent des emplois qui leur laissent une certaine liberté. « Il y a beaucoup de personnes qui considèrent leur vie personnelle comme importante, elles ne souhaitent pas nécessairement travailler 60 heures par semaine. »
Le niveau de diplôme comme critère de sélection
Une étude récemment publiée par le groupe de recherche ÉCOBES du Cégep de Jonquière a confirmé que la persévérance scolaire et le niveau de diplomation augmentent les chances de décrocher des emplois plus payants et à long terme.
Pour Louise Ouellet, le niveau de diplôme est intéressant, mais ce n’est pas le seul critère de sélection.
Une opinion partagée par le recruteur d’Ashini Consultants, Mathieu Lévesque. Bien que le diplôme soit essentiel pour le recruteur, il s’intéresse davantage à la personnalité des candidats. « On est prêt à modeler un peu les tâches au sein de l’entreprise pour trouver vraiment un “fit” avec la personne. »

Ashini Consultants est une firme d’ingénierie et de gestion de projets autochtones. Mathieu Lévesque et Stéphanie Nadeau font partie de la firme Ashini Consultants. (Photo : Adan Cochet)
Les salons de l’emploi sont, pour eux, un bon moyen pour recruter. « Ça permet de voir l’énergie des gens, plus que lors des candidatures en ligne. »
Et cela réjouit le concepteur-graphiste de l’UQAC, qui vante les avantages des salons de l’emploi. « Maintenant, quand tu postules dans un milieu de travail, souvent, c’est dans un formulaire en ligne, un envoi courriel. Ça devient un peu déshumanisé. »
Le concepteur estime que les salons permettent aux gens de se faire valoir « pour autre chose que leur CV ».






