Hôpitaux vétustes : la présidente régionale du FIQ veut que ça bouge

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Les travaux du bloc opératoire de l’hôpital de Chicoutimi ont été annoncés en 2018 par le ministre de la Santé libéral Gaétan Barrette.

(Photo : Lyra Larouche)

La présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Boivin, exige des investissements pour concrétiser les deux grands projets des hôpitaux de Chicoutimi et de Jonquière.

Selon des données de Santé Québec qui ont été compilées par Radio-Canada, ce sont 227 établissements hospitaliers qui sont considérés comme en mauvais ou en très mauvais état en 2026. L’hôpital de Chicoutimi en fait partie et son déficit d’entretien s’élève à un peu plus de 25 millions de dollars.

Pour Julie Boivin, l’enjeu majeur à Chicoutimi est le manque d’entretien des lieux. « Dans la santé, les montants qui sont alloués aux établissements pour entretenir les lieux sont souvent diminués. »

Elle prend en exemple le projet de modernisation du bloc opératoire de Chicoutimi qui tarde depuis des années. « Pour le bloc opératoire, il n’y a pas d’enjeu d’insalubrité, mais c’est trop petit. Ça ne fonctionne pas aujourd’hui avec les équipements qu’il doit avoir. Il doit y avoir une restauration. »

Un autre projet qui traîne de la patte depuis sa confirmation en 2018 est celui des travaux de rénovation et d’agrandissement pour l’urgence de l’hôpital de Jonquière. « C’est désuet depuis vraiment longtemps », se désole Mme Boivin. Elle déplore, entre autres, le manque de place, ce qui facilite la propagation des microbes.

Ses attentes sont claires : elle veut que les deux grands projets pour les hôpitaux de la région aboutissent. Elle souhaite également que le gouvernement permette au CIUSS d’entretenir tous les établissements hospitaliers dans la région pour « éviter d’autres milieux de devenir désuets ».

Ne pas se comparer

Lorsque questionnée, une usagère de l’hôpital de Chicoutimi mentionne être relativement satisfaite des hôpitaux du Saguenay. « Pour être allée à Montréal, on n’a rien à dénigrer de nos hôpitaux. »

Julie Boivin prévient « qu’il faut faire attention de ne pas tomber » dans la comparaison. « On est toujours capable de trouver pire pour se justifier de ne pas investir », explique-t-elle.

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