L’usine Domtar à Kénogami : un futur incertain

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L'usine de Domtar à Kénogami.

L’usine de Domtar à Kénogami compte 227 travailleurs. (Photo : Sarah Champoux) 

Le président de Domtar, Luc Thériault, était de passage à Jonquière pour rencontrer les employés de l’usine Kénogami hier. Sa visite n’a pas réussi à rassurer les travailleurs, car le futur de l’usine demeure incertain. 

« Selon les marchés, il y a une usine de trop », c’est ce qu’a expliqué Luc Thériault au président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami, Gilles Vaillancourt. 

Au Canada, il y a trois usines de Domtar qui compétitionnent pour le même grade de papier, or le marché n’a de la place que pour deux. Pour le moment, aucune décision n’a été prise à savoir quelle usine fermera ses portes, assure le président du syndicat. « C’est sûr que ça fait peur, car c’est de l’inconnu », explique-t-il. 

Malgré l’inquiétude, ils essayent de voir le positif. « Le fait qu’il soit venu s’asseoir avec nous et qu’il soit venu nous parler de cela, qu’il soit prêt à regarder une autre fin pour l’usine, pour une transition avec Domtar ou autre, c’est une petite ouverture qu’on n’avait pas dans le passé, donc c’est une lueur d’espoir. Il faut saisir les opportunités qu’on a et aller voir ce qui pourrait être fait à la place », mentionne le président du syndicat.  

Le député de Jonquière, Yannick Gagnon, tient à souligner la rencontre honnête de M. Thériault avec ses travailleurs, cependant, « c’est sûr que ça demeure flou », admet-il.  « Ça met quand même une certaine incertitude dans le milieu. Puis ça vient aussi créer de l’anxiété sur le plancher avec les travailleurs. » M. Gagnon indique avoir reçu plusieurs messages de travailleurs inquiets à propos de la situation. 

Protéger les emplois des travailleurs  

« C’est important pour nous de défendre la qualité des emplois qu’on a présentement à Kénogami », explique Gilles Vaillancourt. Il indique qu’un plan de transition va être mis en place. « Nous, on est ouverts à tout. La production qu’on fait à peu d’importance pour nous. C’est vraiment la qualité des emplois qui vient avec ça. » Il précise que les avantages du travail vont au-delà du salaire, par exemple, ça inclut aussi les fonds de pension auxquels les travailleurs ont accès. 

Advenant le cas où l’usine fermerait, Yannick Gagnon assure qu’il sera présent pour représenter les travailleurs de sa circonscription. Que ce soit pour de la relocalisation ou une requalification, des solutions seront trouvées. « Si jamais une autre entreprise prenait possession du site, automatiquement, je vais militer pour que cette belle main-d’œuvre soit prise en considération, quitte à la former ou la faire retourner se spécialiser », affirme-t-il.

Le député mentionne également que si l’usine ferme, l’énergie produite « sera dédiée à des projets de chez nous. »

M. Gagnon et ses collègues Nancy Guillemette et Éric Girard rencontreront le président de Domtar d’ici la fin de la semaine pour échanger sur la situation.

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