La Saint-Valentin suscite toujours autant d’achats au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une enquête de la Fédération nationale du commerce de détail américain, a révélé que les consommateurs prévoyaient dépenser un montant record de 29,1 milliards $ US pour la Saint-Valentin cette année (Photo : Isolyne Chapeyrou)
Les achats annuels pour la Saint-Valentin demeurent stables par rapport à l’année passée, mais on est encore loin des années pré-pandémiques. « Ça reste le plus beau cadeau pour la Saint-Valentin, malgré la hausse du coût de la vie, les gens viennent quand même acheter des bijoux », fait remarquer cette propriétaire d’une bijouterie.
Depuis la pandémie, la fleuriste Mélissa Gauthier observe quand même une légère baisse des ventes, « C’est surtout le contexte économique, quand tu vas à l’épicerie et que ça coûte 10 $ d’acheter un morceau de fromage on va passer notre tour pour une petite plante c’est juste logique ». Mais ce n’est pas la seule raison, les fleuristes ne sont plus les seuls à vendre des fleurs : « On voit aussi de plus en plus des plantes un peu partout donc c’est normal que je vende moins de plantes depuis quelques années, y’a des plantes chez Canadian Tire, y’a des plantes chez Jean Coutu, y’a des plantes partout. »

Mélissa Gauthier est propriétaire du magasin Plantes et Fleurs depuis neuf ans, elle observe une baisse de ses ventes de Saint Valentin depuis deux ans maintenant (photo : Isolyne Chapeyrou)
Au vu du contexte économique, est-ce que les gens se tournent vers des cadeaux moins onéreux ? Selon la fleuriste non, « Pour la Saint-Valentin c’est et ce sera toujours les roses ». Concernant les bijoux, la diversité des prix, permet aux clients de choisir un cadeau dans son budget, peu importe le budget : « Souvent c’est une bague une année l’année suivante une chaîne et un pendentif mais on a des prix pour tout, ça peut aller de 30$ à 5 000 » explique la propriétaire de la Bijouterie Simard, Émilie Simard.
Une autre réalité pour les commerçants
« C’est sûr qu’il y a une baisse depuis deux ans, vous seriez venues y’a 7 ou 8 ans à l’époque y’avait plus aucun endroit pour marcher, des plantes pour la Saint-Valentin y’en avait des tonnes », se rappelle Mélissa Gauthier. La hausse des prix au Québec pousse la fleuriste à réduire son inventaire de plantes au fil des années.
Chez les bijoutiers c’est la valeur de l’or qui leur joue des tours : « Ce sont des moments plus difficiles surtout pour nous avec la valeur de l’or qui fait que monter, y’a des années qui ont été meilleures », explique la propriétaire de la bijouterie Simard, Émilie Simard lorsqu’elle est questionnée sur ses coûts de production.

Émilie Simard explique que les ventes de la Saint-Valentin n’ont pas une grande incidence sur son chiffre d’affaires. (Photo : Isolyne Chapeyrou)
Une tradition qui évolue
« Cette année on a prévu 100$ pour un restaurant mais habituellement on reste à la maison », raconte un couple interrogé dans un centre commercial. « Nous on ne fait jamais rien pour la Saint-Valentin », raconte un autre. C’est une tendance qui s’observe de plus en plus, la pression autour de la Saint-Valentin diminue peu à peu et certains couples décident alors de ne plus se prendre la tête. Non pas que ce soit par manque d’argent, mais plutôt car « La Saint-Valentin c’est une fête commerciale. »






