Georges Vézina maintenant immortel

L’entraîneur et directeur général des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean, a rapidement mis fin à la prise de photo officielle, puisque, selon ses dires, cela nuisait à la pratique de son équipe. (Photo : William Béchard)
Désigné personnage historique par le gouvernement du Québec, Georges Vézina a été salué comme un pionnier du hockey et l’un des premiers grands athlètes francophones lors d’une cérémonie hier à Chicoutimi. Celle-ci a toutefois été assombrie par l’absence remarquée de l’organisation des Canadiens de Montréal.
Surnommé le « Concombre de Chicoutimi », il a reçu une reconnaissance majeure. Gardien d’exception, il a disputé 16 saisons complètes avec les Canadiens. Le trophée Vézina, remis chaque année au meilleur gardien de la LNH, perpétue sa mémoire à l’échelle internationale. Plus d’un siècle plus tard, son nom demeure synonyme d’excellence et de constance.
« Ça brûle de l’intérieur »
Le petit-fils de l’ex-hockeyeur, Yvon Vézina, s’est présenté devant les médias avec de l’émotion dans la voix. « Lorsqu’on m’a dit qu’on allait l’honorer, mes jambes sont devenues molles. » Il a également mentionné n’avoir jamais pensé que cet honneur arriverait.

Luc Boivin est arrivé à la conférence de presse, ce matin, en personnifiant Georges Vézina. (Photo : William Béchard)
« Georges Vézina a été un prodigieux gardien. Il a joué un rôle significatif dans l’histoire du Québec, notamment en étant l’un des premiers joueurs québécois francophones à avoir fait sa marque dans la Ligue nationale », a déclaré le ministre délégué au Développement économique régional et responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Éric Girard.
Une absence de taille
Cette journée d’hommage a également été marquée par une controverse. L’absence de représentants des Canadiens de Montréal a fait réagir Michel Thiffault, présent en tant que conseiller municipal. Il a dénoncé un manque de respect envers la famille et l’héritage de Vézina.
« Il n’y avait personne de l’organisation du Canadien… Les Canadiens ont des anciens joueurs, des gens du marketing, et ils n’ont pas été capables de consacrer un avant-midi à un illustre joueur », s’est-il exprimé avec déception.
Questionné sur le sujet, M. Girard a mentionné que les Canadiens de Montréal avaient été invités.
À la suite de cette réponse, M. Thiffault a également relancé le débat sur le retrait du chandail numéro 1, estimant qu’un tel geste serait pleinement justifié.






