mercredi , 10 août 2022

L’écoféminisme : combattre l’exploitation des femmes et de la nature

En cette Journée internationale des droits des femmes, Oxfam-Québec a tenu une conférence en ligne sur l’écoféminisme avec comme invitée l’anthropologue Elsa Beaulieu-Bastien qui depuis plus de 20 ans s’implique dans différents mouvements basés sur l’écoféminisme. Elle revendique la fin de l’exploitation des femmes et de la nature. 

 « Le féminisme regarde les inégalités sociales entre les hommes et les femmes. L’écologisme regarde les relations entre les vivants et l’environnement. L’écoféminisme combine les deux », explique Elsa Beaulieu-Bastien  

Selon elle, il y a beaucoup de similitudes entre les femmes et la nature et c’est pour ça que l’écoféminisme est né. « Les femmes sont autant exploitées que la nature. Elles sont aussi plus vulnérables aux changements climatiques que les hommes. » L’écoféminisme et les écoféministes revendiquent donc la fin de l’exploitation des femmes et de la nature 

La première fois que le terme écoféminisme a été publié, cest en 1972 dans le livre Le féminisme ou la mort écrit par Françoise d’Eaubonne. Par la suite, dans les années 80, des mouvements féministes ont repris le terme pour en faire un outil de revendication sociale. Plusieurs femmes à travers le monde se sont mises à prendre soin de la planète pour montrer aux hommes comment prendre soin des femmes. « Ce qui est dommage est que tout plein de femmes aident à restaurer la planète, mais ne sont jamais reconnues par les hommes », explique l’anthropologue. 

La conférencière a rappelé que le mouvement des écoféministes a empêché la construction de centrales nucléaires qui auraient détruit plusieurs écosystèmes fragiles des régions visées. Dernièrement, un groupe d’écoféministes a empêché la construction d’un oléoduc au Manitoba. Mme Beaulieu Bastien a conclu en souhaitant que les gens soient de plus en plus sensibilisés à ce mouvement qui doit continuer à se battre jusqu’à temps que cesse l’exploitation des femmes et de la nature. 

À propos de Nicolas Gaudet

Toujours prêt à faire rire son entourage, Nicolas est capable de trouver son sérieux lorsqu’il le faut. Grand amateur de sports, il écrit pour le site Alleyoop360 depuis maintenant deux ans et sa passion pour le basketball ne cesse de grandir grâce à cette expérience. Nicolas est tombé en amour avec le journalisme lorsqu’il était très jeune vu qu’il lisait la catégorie des sports dans La Presse et il écoutait avec enthousiasme le bulletin Sport30, à tous les matins avec son bol de céréales. Sportif depuis l’âge de six ans, il a mis fin à sa carrière de hockeyeur à l’âge de 19 ans pour poursuivre son rêve de devenir journaliste. Nicolas a quitté sa belle ville natale, Laval, pour prendre la direction de Jonquière. Reconnu pour être le clown de la classe, Nicolas apporte de la vie partout où il passe. Il cherche à agrandir ses connaissances à chaque jour en lisant le journal et en effectuant des recherches sur des sujets qui le passionnent comme la politique, le sport et l’univers de Marvel. Il a grandi auprès d’un père très geek qui lui a fait découvrir le monde merveilleux créé par Stan Lee. À Jonquière, il découvre plein de belles personnes comme ses colocs Marc-André Fortin, Jérémie Lussier et William Thériault avec qui il partage la même passion le journalisme.

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