La CSN exige plus de transparence de la part du CIUSSS

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Les trois présidents syndicaux de la CSN, Olivier Côté, Manon Tremblay et Guillaume Racine, ont tenu un point de presse à l’avant de l’hôpital de Chicoutimi, mercredi. (Crédit : Maxim Fauteux)

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) reproche au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean de ne pas avoir rendu publics les coûts occasionnés par le transfert de chirurgies vers le privé. L’organisation a dénoncé la situation lors d’un point de presse, mercredi matin. 

Au début de l’hiver, la CSN avait fait une demande d’accès à l’information à l’échelle nationale, à laquelle seuls le CISSS des Laurentides et le CHU de Sainte-Justine ont répondu.

Pour l’instant, « force est de constater que le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean n’a remis aucun chiffre », déplore la présidente du Conseil centrale des syndicats nationaux, Manon Tremblay. En vertu de la loi sur l’accès à l’information, les établissements « n’ont pas le choix » de rendre l’information publique.

Selon la CSN, les chirurgies transférées au public augmentent de 25 à 55 % le coût d’une chirurgie.  « C’est l’argent des contribuables qui est dilapidé au privé », déplore Manon Tremblay.

Pour Olivier Côté, président du Syndicat paratechnique et des métiers auxiliaires, le renvoi de chirurgies vers le privé s’impose comme « un débat de société ».

Au-delà du poids budgétaire, cette tendance participe à « l’exode des médecins », selon Manon Tremblay. « Au Québec, c’est 800 médecins qui ont quitté le réseau public, comparativement à 12 dans le reste de la province. »

Le manque de médecins empêche également les salles opératoires du public d’atteindre le seuil d’efficacité de 85 %. « On comprend mal comment on peut envoyer des chirurgies au privé, pendant que nos propres salles d’opération ne sont pas comblées », déplore la présidente syndicale.

Dans sa campagne « Pas de profit sur la maladie », la CSN invite le gouvernement du Québec à imposer un moratoire pour empêcher les jeunes médecins de s’orienter vers le privé. « Ça se fait partout ailleurs au Canada, mais pas au Québec », souligne Mme Tremblay.

La CSN mène, depuis plusieurs années, une campagne publique pour défendre le réseau de la santé et des services sociaux contre la privatisation. 

En attendant, la CSN attend toujours de recevoir les chiffres de la part du CIUSSS. La présidente du Conseil centrale des syndicats nationaux affirme que « des mesures plus exhaustives » seront entreprises si le CIUSSS refuse de rendre l’information publique.

Le CIUSS s’est abstenu de répondre aux questions de La Pige.

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