L’autisme : « un superpouvoir » selon Mahéja

Mahéja, qui a près de 100 000 abonnés sur TikTok, performera prochainement au festival Francos de Montréal. (Crédit photo : tirée d’Instagram)
Tandis que le Mois de l’autisme tire à sa fin, la campagne du Biscuit Sourire au profit de la Fondation Jean-Allard n’est pas la seule source de sensibilisation à cette réalité. Mahéja Fortin, une chanteuse connue dans la région ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), produit couramment du contenu à ce sujet sur ses réseaux sociaux.
« Moi j’essaie de montrer aux gens que cette différence est belle et de les aider à l’accepter. Je vois ça comme un superpouvoir. J’aide aussi les parents à comprendre que leur enfant sera différent uniquement s’ils programment leur cerveau à dire qu’il l’est. Il est simplement différent comme tout le monde. »
Mahéja insiste sur le fait qu’il ne faut pas identifier l’autisme uniquement à l’image qu’on s’en fait. Selon elle, il ne faut pas se faire d’attentes, mais plutôt apprendre à connaître la personne.
« Aussitôt que je disais que j’étais autiste, il y avait une grosse réticence. Je me disais : “tu peux ne pas m’aimer parce que tu n’aimes pas ma personnalité, comme avec les autres, mais pas seulement parce que je suis autiste. Tu peux apprendre à me connaître sans t’arrêter à ça”. »
À la suite d’un vox pop qu’elle a réalisé la semaine dernière à Place du Royaume, elle a constaté que les citoyens de la région avaient plus de connaissances qu’elle ne le pensait sur l’autisme. Les Saguenéens seraient notamment conscients que chaque personne sur le spectre est différente.
« Les formes d’autisme sont tellement larges que je ne suis pas obligée d’être non-verbale et d’avoir de la misère à ne pas sauter pour dire que je suis autiste. »
La chanteuse pense que la campagne du Biscuit Sourire « aide énormément » à la sensibilisation et que la population est consciente de la cause à laquelle elle contribue.
Chaque année, 300 000 à 400 000 $ sont amassés dans la région pour soutenir la Fondation Jean-Allard dans son objectif d’améliorer la vie des autistes.






