Les PME du Saguenay-Lac-Saint-Jean en mode solution

L’aluminium est l’un des secteurs visés par des tarifs de 50%. (Crédit : Noah Thomas)
L’échec des négociations entre les États-Unis et le Canada affecte les PME de la région dans plusieurs secteurs, dont l’industrie forestier, l’aluminium et l’agriculture. Une défense est nécessaire, mais la confiance est de mise dans cette guerre tarifaire, selon plusieurs intervenants du milieu.
Avec l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs qui imposent de nouveaux droits de douane de 50%, les petites et moyennes entreprises de la région doivent trouver des moyens de réagir et s’adapter à leur nouvelle réalité, en commençant par essayer de diversifier ses exportations.
La production canadienne d’aluminium exporte environ 91% de sa production vers les États-Unis, selon le gouvernement canadien. « Il va falloir s’échanger nos produits entre nous, puis avec l’Europe aussi […] Ce qui est le plus important, c’est garder nos acquis, notre gestion de l’offre. » souligne le président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Thomas Maltais.
Aux yeux du président de l’UPA, ce conflit tarifaire ouvre la porte à de nouveaux marchés « Oui on avait un partenaire majoritaire, mais là, si tu crées 10, 20, 30, 40 alliances, après ça, si t’en perds une sur les 20, c’est pas mal moins d’impact que d’en perdre une grosse comme on vient de la perdre ».

Jean-Thomas Martel souhaite bâtir de nouveaux marchés sur le long terme pour assurer des alliances solides. (Crédit : L’Union des producteurs agricoles)
Le président de l’UPA tient à rappeler que le milieu a déjà vu neiger « Je ne pense pas qu’il y a un climat de panique, on n’est pas dans notre premier rodéo ».
Le programme offensif pour le renforcement des capacités économiques d’Investissement Québec octroie une aide d’urgence aux PME. La clientèle admissible doit être inscrite au registre des entreprises du Québec (REQ), avoir généré un chiffre d’affaires d’au moins 1 million de dollars et plusieurs autres conditions. Elle doit aussi démontrer qu’au moins 25% du chiffre d’affaires provient du commerce avec les Américains. « C’est à l’industrie de faire son bout de chemin », indique M. Martel.
De nouveaux droits de douane américains de 50% sur plusieurs produits canadiens sont en vigueur depuis samedi, notamment du côté de l’agriculture. Rappelons que la ville de Saguenay est la métropole la plus vulnérable du Québec, selon le laboratoire de données sur les entreprises de la Chambre de commerce du Canada.






