Le tourisme régional accueille le changement comme une opportunité

Julie Dubord, Directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean. (Photo : Émile Beauséjour)
L’industrie touristique du Québec devra composer avec un changement dans la structure gouvernementale, alors que, pour la première fois depuis 1963, il n’y aura pas de ministère consacré au tourisme.
C’était le 21 octobre dernier que le gouvernement péquiste décidait d’affilier ce ministère à celui du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie.
Pour la directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, cette nouvelle est accueillie de la bonne manière par les acteurs régionaux. « Chez Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, on le voit comme une opportunité. Ça fait longtemps qu’on milite pour faire reconnaître l’apport économique de l’industrie touristique. »
D’ailleurs, les enjeux comme le coût des opérations et la main-d’œuvre qui préoccupaient la région ne seront pas laissés de côté avec la transition ministérielle. « C’est un aspect important pour notre industrie parce que même avec les meilleures infrastructures, sans employés, il n’y a pas d’expérience touristique », mentionne la directrice de l’organisme.
À la suite de cette décision, Mme Dubord croit cependant que certains organismes se battront pour que leurs priorités soient entendues avant les autres à cause du regroupement politique. « Quand on se retrouve dans un ministère de la sorte, il y a plusieurs joueurs et plusieurs secteurs économiques qui vont se compétitionner d’une certaine manière pour avoir l’attention du ministre. »
La communication au cœur de la transition
Pour que cette nouvelle façon de faire fonctionne, elle pense que la communication entre l’industrie touristique et le gouvernement sera la chose la plus importante à respecter et à encadrer. « Je pense qu’on est bien accompagné et encadré face à ce changement, explique la directrice générale. Le gouvernement nous a donné des outils qui sont encore efficaces, encore en vigueur. On n’est pas les mains vides présentement. »
Cette association de deux ministères ne vient pas de nulle part chez le gouvernement péquiste. Pendant la majorité de sa campagne, l’une des promesses de Paul Saint-Pierre Plamondon était la réduction de la bureaucratie au Québec. Tout porte à croire que cette décision est directement liée à cette promesse.






