Des séries payantes pour les restos-bars de Chicoutimi

Le Stade mise sur sa proximité et une ambiance chaleureuse pour attirer sa clientèle. (Crédit : Florence Morin)
Le Canadien n’est plus dans la course, mais à Chicoutimi, les séries continuent de faire vibrer les restos-bars. Chaque soir de match, les écrans s’allument, les pintes coulent à flot et les propriétaires s’en réjouissent.
À La Cage, la frénésie est au rendez-vous. « On a battu notre record de ventes en 30 ans », lance Vincent Harvey, le propriétaire. « Même les lundis, c’était plein. Les gens arrivaient parfois deux heures d’avance pour être sûrs d’avoir une place. » Selon lui, le fait que plusieurs matchs tombaient sur des soirs habituellement plus tranquilles a joué en leur faveur.
Même depuis l’élimination du CH, l’intérêt pour les séries reste fort. « Le hockey, ça rassemble, peu importe l’équipe. Les gens veulent encore encourager les clubs canadiens. Il en reste quelques-uns en séries, alors l’ambiance est là. »
Même constat au resto-bar Le Stade, autre lieu bien connu des amateurs de sports à Chicoutimi. André Tremblay a jusqu’ici vu son resto se remplir à plusieurs reprises, surtout durant le parcours du Tricolore. « On a vraiment vu une différence depuis le début des séries. Tous les soirs, c’était plein. Parfois, on devait même refuser du monde », ajoute-t-il.
Point marquant pour lui cette année : la variété de la clientèle. « Habituellement, c’est plus une clientèle d’habitués, un peu plus âgée. Mais là, on voyait des jeunes, des étudiants. Ça brassait pas mal plus. Le hockey, ça attire tout le monde. »
Dans les deux restos-bars, on a noté une importante hausse des ventes de nourriture et de boissons. Ailes de poulet, nachos, burgers, pintes de bière, tout partait rapidement, mentionne le copropriétaire du Stade. « On avait l’impression de vivre un samedi soir de Saint-Jean, mais pendant plusieurs semaines », rigole-t-il.
Même depuis l’élimination du Canadien, les partisans continuent à venir en grand nombre. Les chandails rouges ont laissé place à ceux des Oilers ou des Jets, mais la passion reste. « Tant qu’il reste des équipes canadiennes, les gens restent accrochés », croit M. Tremblay. « Il y a comme un sentiment de fierté nationale. »
Les propriétaires n’ont d’ailleurs pas l’intention de laisser retomber l’ambiance. Certains pensent même proposer des promotions si une équipe canadienne se rend en finale. « Tant qu’il y a du hockey, les gens vont venir. C’est plus que des matchs, c’est un moment pour décrocher, jaser, vivre quelque chose ensemble. »
À Chicoutimi, les séries éliminatoires continuent de rassembler. Même sans le Canadien, les partisans se déplacent dans les restos-bars pour partager l’ambiance, encourager les équipes canadiennes encore dans la course et profiter de ces soirées qui mêlent sport, social et tradition.






