Les femmes dans l’Histoire : plus présentes que nous pensons

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Figure emblématique de la femme sur le livre de Virginia Woolf Une chambre à soi. (Photo : Yaël Mas Bourcier)

Derrière un grand homme, il y a parfois une grande femme, rappelle Denyse Baillargeon, grande féministe, historienne et aussi professeure à l’Université de Montréal. Au XXIème siècle, les femmes sont enfin reconnues comme des actrices importantes du monde.

Elle, qui a étudié l’histoire des femmes, souligne que c’était souvent ancré dans le cerveau de la gent féminine de laisser la gloire à leur époux.

« Elles ne pensaient faire que leur travail en aidant leur mari dans ses recherches. C’était dans leur éducation », s’exprime madame Baillargeon.

Longtemps mise de côté, l’histoire des femmes révèle un héritage grand et important pour la compréhension de notre société actuelle. 

Une entrée en trombe dans le monde des études

Selon Statistique Québec, en 2024, les femmes entre 25 et 64 ans sont plus susceptibles d’avoir un diplôme universitaire que les hommes dans la même tranche d’âge : 43% de femmes contre 34% d’hommes. La première école supérieure ouverte aux femmes au Québec est l’Université Laval en 1919. En un peu plus de cent ans, les femmes sont donc devenues la majorité à posséder des diplômes universitaires.

Confinées dans une bulle domestique

L’historienne et autrice, Cécile Berly, spécialiste dans la vie des femmes du XVIIIe siècle, partage la pensée de madame Baillargeon, sur leur rôle d’avant.

À l’époque, l’accomplissement personnel d’une femme était mal vu. La mère représentait la force interne de la famille. Elle s’occupait de la maison et des enfants. Exercer un métier en tant que femme, représentait une sorte de brèche dans le domicile de certains, explique Cécile Berly.

« Si nous prenons madame Roland, grande écrivaine de lettre, elle ne voulait pas être reconnue. Même des hommes de son époque lui disaient qu’elle pourrait être publiée, diffusée et lue, mais elle répondait que si ça arrivait, elle s’en “mangerait les doigts” », avance madame Berly sur la vision qu’avaient les femmes d’elles-mêmes au XVIIIe siècle.

Le livre de Clarissa Pinkola Estés incite les femmes à revenir aux bases d’elles-mêmes. (Photo : Yaël Mas Bourcier)

Quand les guerres font avancer les choses

Avant la fin du XIXe siècle, voire même le début du XXe, madame Baillargeon qualifie certains mouvements révolutionnaires des femmes comme des « actes féminins » plutôt que du féminisme en tant que tel. Selon elle, il faut faire la différence entre la défense des valeurs traditionnelles et le vrai féminisme.

Certains avancements ont eu lieu grâce à la place que la femme a prise lors des guerres, pense Denyse Baillargeon. Les femmes, qui ont remplacé les hommes dans les usines, se sont rendues essentielles. Elles ont pu démontrer qu’elles n’étaient pas que destinées à rester dans les demeures.

Suite de livres écrits par Simone de Beauvoir, qui ont participé à sa reconnaissance mondiale. (Photo : Yaël Mas Bourcier)

Une prise de conscience collective a permis de mettre de l’avant des figures emblématiques du féminisme que nous connaissons aujourd’hui, comme : Marie Curie, Simone de Beauvoir et Olympe de Gouges, qui sont des exemples parmi tant d’autres que l’histoire a encore à nous faire découvrir.

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