Élections : Cinq priorités réclamées par les éleveurs de volaille du Québec

Selon l’EVQ, au Québec, c’est environ 700 fermes de volailles qui sont concernées par ces revendications. (Photo : Gracieuseté des @ÉleveursdevolaillesduQuébec)
Les Éleveurs de volaille du Québec (EVQ) interpellent les partis politiques en campagne électorale. Ils ont mis en lumière des inégalités afin de soutenir et rassurer les aviculteurs dans ce contexte économique incertain.
Les éleveurs revendiquent cinq priorités à mettre dans le calendrier des politiciens. L’EVQ travaille depuis plusieurs années sur les quelques normes, notamment sur la taxe carbone et sur les permis de construction.
Gestion de l’offre et tarification du carbone
L’une des priorités vise à rassurer les éleveurs au sujet de la gestion de l’offre. Dans le contexte actuel, la gestion est menacée par les tarifs de l’administration Trump. Cette gestion permet de garder un prix stable pour le consommateur et les producteurs.
Le président des Éleveurs de volailles du Québec, Benoît Fontaine, trouve illégitime la tarification du chauffage des poussin et dindon. « Ça revient un peu à taxer la nourriture que l’on consomme. Je pense que, dans un contexte d’inflation alimentaire à l’épicerie, il est important de contrôler les frais. »
Ils réclament également la réforme du mécanisme de remboursement de la taxe carbone. Les producteurs de poulets et de dindons bénéficieront d’une tarification du carbone qui est plus représentative de leurs réalités.
Les produits de poulet sont en augmentation constante depuis quelques années. La demande du poulet a augmenté de 5 %, explique M. Fontaine.
Permis de construction
« Les délais d’obtention de permis de construction vont de quelques mois à deux ans ! »
Les éleveurs demandent aussi l’accélération de l’octroi des permis de construction et la facilitation des démarches administratives. Ils souhaitent développer leurs installations sans entrave bureaucratique.
Ce délai réduit considérablement la construction et le développement de plusieurs aviculteurs.
Une aide taxée
Le Régime d’indemnisation des maladies avicoles de Québec (RIMAQ) est un régime qui offre aux aviculteurs une compensation financière quand il subit un dommage ou une perte. Ce régime est taxable par le gouvernement du Québec. « On peut facilement parler de million de de dollars qui ont été retirés de la poche des aviculteurs en raison de la taxe, explique Benoît fontaine. »
De plus, des disparités existent entre les régions de la province. Les délais et les demandes ne sont pas les mêmes. Les éleveurs de volailles demandent d’uniformiser les démarches administratives.






