Dossier emploi | Les entreprises en mode séduction

Certaines entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean risquent de perdre des contrats ou même de fermer boutique faute de main-d’oeuvre. Le manque de travailleurs se fait sentir plus que jamais et les employeurs doivent user de stratégies pour les attirer.

«C’est une problématique qui a toujours existé, mais ces temps-ci, c’est d’une ampleur qu’on a jamais vu dans le passé», déclare le directeur des ressources humaines de l’entreprise de fabrication de pièces mécano-soudées Charl-Pol, Jean-Sébastien Michaud.

Même son de cloche du côté de la Fromagerie Boivin de La Baie qui peine à recruter suffisamment d’employés pour son usine de production. «C’est de plus en plus difficile d’attirer du monde dans le secteur manufacturier», affirme le directeur général de la fromagerie, Luc Boivin.

«Ce sont souvent des tâches très physiques, c’est pour ça que les gens ne sont pas intéressés», explique la responsable des ressources humaines de l’entreprise SL&B, qui fait du soutien à l’opération d’alumineries, Jinny Fortin.

Les solutions

Le problème se manifeste dans plusieurs entreprises. Pour se démarquer, elles doivent souvent se faire compétition. «On essaie de faire des offres d’emplois plus alléchantes parce qu’on n’est pas la seule entreprise qui manque d’employés», admet Jinny Fortin.

Les compagnies présentent également des critères de sélections moins rigides qu’auparavant. «On embauche des gens de tous les horizons, l’important c’est

qu’ils soient travaillants et qu’ils aient une belle personnalité», assure la responsable des ressources humaines.

En plus du salaire, des avantages sociaux et des formations à l’interne, les employeurs essaient d’offrir les meilleures conditions possibles afin de séduire de potentiels nouveaux employés. «Quand on embauche des gens, on les habille de la tête aux pieds. Ils arrivent dans l’usine et ils sont prêts à travailler», illustre Jinny Fortin à titre d’exemple de condition aguichante.

Les entreprises investissent également dans la publicité de différents médias. Des activités telles que des journées d’embauche sont organisées et le recrutement à l’extérieur du pays est de mise.

Les conséquences

Le manque d’employés dans les usines de la région pourrait avoir des conséquences importantes dans le futur, mais aussi à court terme. «Les conséquences directes sont de ne pas être en mesure de livrer les projets à temps, s’ensuit la perte de contrat si le client n’est pas satisfait», explique Jean-Sébastien Michaud de Charl-Pol.

À la Fromagerie Boivin de La Baie, le problème est davantage présent depuis l’obtention du contrat du géant de l’industrie agroalimentaire Kraft. «On était capable de remplir les commandes, mais on n’était pas capable d’en prendre de nouvelles», explique l’ancien conseiller municipal de Saguenay, Luc Boivin.

Avec la récente campagne de publicité radiophonique de la Fromagerie Boivin, l’entreprise a été en mesure de recruter de nouveaux employés, ce qui n’est pas le cas pour toutes les industries.

À propos de Emmanuel Renaud

Emmanuel Renaud est un jeune homme de 19 ans originaire de la magnifique municipalité jeannoise de L’Ascension-de-Notre-Seigneur. Surnommé «Manu» depuis sa tendre enfance, il est passionné de politique et de sport. Emmanuel aime bien suivre l’actualité, surtout quand elle est traitée avec humour par Jean-René Dufort, ou Infoman pour les fanatiques de superhéros. Joueur de quilles dans ses temps libres, l’Ascensionnais s’exerce souvent dans le salon de quilles familial afin de peaufiner les détails de son jeu. Blagueur naturel, il est capable d’être sérieux quand c’est le temps. En voie de compléter son parcours collégial, il souhaite continuer sa route à l’université.

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