samedi , 26 novembre 2022

Le CD non loin du vinyle

 

Martin Desgroseilliers, gérant de la section des disques de musique et sa conjointe, Mélanie Allard-Pilote, responsable du département de la friperie. (Photo : Sara-Léa Bouchard)

Avec la vente de vinyles à la hausse chez les disquaires de la région depuis près de 10 ans, la place du disque compact (CD) dans ces commerces et dans les magasins grandes surfaces est remise en question. Celui-ci n’est pas pour autant en voie de disparition.  

Le propriétaire du disquaire Planète Claire de Chicoutimi, Martin Desgroseilliers, a en effet constaté que le CD a été délaissé au détriment du vinyle.

« Présentement, je dirais qu’on est dans le 5% de ventes pour le CD, contre un 95% dans la vente de vinyles. C’est certain que du CD neuf, on en possède un peu, surtout en provenance d’artistes locaux. On voit quand même qu’il demeure en chute assez constante année après année ».

D’un autre côté, M. Desgroseilliers croit que le CD restera toujours d’actualité. Il explique toutefois que l’utilisation qui en sera faite, ainsi que la façon de le présenter, à l’avenir, pourraient être bien différentes.

« Je pense que le CD est là pour rester. Des CD de Noël? Il va y en avoir encore. Il y a certains artistes aussi qui misent encore sur le CD. Je crois que ce médium va devenir plus comme une carte d’affaires, pour présenter un album en spectacle, que les gens paieront 5$. En même temps, plusieurs personnes font le choix d’acheter l’album pour encourager l’artiste. »

Point de vue de l’artiste

Pour sa part, la chanteuse du groupe de musique folklore Margaret Tracteur, Gabrielle Noël Bégin, précise que ce n’est pas non plus tous les artistes qui ont les fonds pour sortir une copie vinyle de leur projet.

« Il faut savoir que presser des vinyles, ça coûte cher. Pour les artistes indépendants en début de carrière, c’est toujours plus difficile de sortir ce genre de médium sur le moment. À moins d’être backé par un label (sic) directement en partant, je dirais que c’est quand même assez rare. »

Peu importe la forme que prend un album, les consommateurs de musique peuvent retrouver leurs préférences chez Planète Claire à Chicoutimi. (Photo : Sara-Léa Bouchard)

Pour leurs anciens albums, Mme Bégin et son groupe ne se sont pas tournés vers le vinyle, pour des raisons économiques.

« Le prix de 2 500$ représente seulement la duplication de vinyles, et non pour la production de l’album au complet. »

Toutefois, après avoir reçu une bourse qu’il l’a aidé à sauter le pas et à adopter le vinyle pour de bon, elle ne pense pas revenir au CD.

« Sortir un CD est comme un passage obligé, pour nous, les artistes. Ça s’écoute bien dans une vieille auto. Ça fait un beau cadeau et c’est intéressant à collectionner. Parce que c’est ça que les gens veulent! Ils veulent quelque chose à collectionner. »

À propos de Sara-Léa Bouchard

Originaire du Lac St-Jean, Sara-Léa Bouchard a trouvé sa place en Art et technologie des médias. L’écriture a toujours été omniprésente dans sa vie. En 2016, elle publiait son premier livre Le mystérieux bracelet, suivi du tome 2 en 2018, Dans l’ombre de la faille avec les Éditions Première Chance. L’an dernier, elle était co-directrice du Webmagazine La Cerise, un journal pour les étudiants du Cégep de Jonquière. Elle a légué son expérience à la relève. Elle souhaite tailler sa place dans le journalisme en y ajoutant sa plume et sa couleur. « Le journalisme est parfois gris et fade », pense-t-elle. Son objectif est donc de le faire rayonner davantage. Ambitieuse et talentueuse, Sara a un penchant pour la nouveauté et l’innovation.

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