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Pathologie du travail

Le brown-out fait son apparition

Le brown-out est une forme de souffrance en rapport avec l’absurdité des demandes de la société.

Si vous sentez que votre emploi est inutile, que vos compétences ne sont pas exploitées, bref que vous ne trouvez aucun sens aux tâches que vous exécutez quotidiennement, il se peut que vous souffriez de brown-out.

Après le burn-out et le bore-out, une nouvelle pathologie du travail a fait son apparition. Dans son livre Le brown-out : Quand le travail n’a plus aucun sens, le médecin généraliste fran-çais Dr François Baumann explique ce terme ainsi: «Le brown-out est une forme de souffrance en rapport avec l’absurdité des demandes de la société. La cause principale est une incompréhension croissante par rapport aux finalités et aux objectifs du travail à effectuer.» Autrement dit, l’individu n’a plus d’intérêt à répondre aux demandes de l’employeur, car il ne voit plus le sens de ces dernières.

Le lien entre la notion du plaisir et celle du travail est alors absent. «Le travail ne sollicite plus ni l’intel-ligence, ni la créativité de l’indi-vidu, le transformant en un simple exécutant incapable d’initiatives et travaillant dans une sorte d’auto-matisme qui s’apparente plus à de la survie qu’à une activité vitale et quotidienne», décrit Dr Baumann.

Par exemple, une travailleuse sociale qui s’attend à faire de la relation d’aide, se retrouve dans son bureau à remplir des rapports que son employeur qualifie d’«essentiels». L’intérêt premier de son emploi est alors mis de côté.

Le psychologue Paul Simard compare le brown-out à l’émous-sement de l’affect, un terme utilisé en psychologie. L’individu aura alors une perte d’intérêt, de connexion émotionnelle. «Les émotions marchent toutes ensemble, explique-t-il. Si l’on arrache le fil de l’une, toutes les émotions sont affectées.»

Selon M. Simard, l’élément déclencheur de l’émoussement affectif est l’auto-trahison. «Au final, c’est s’éloigner de ce qu’on ressent. C’est une personne qui trahit ce qu’elle ressent à l’intérieur pour continuer de faire un travail qu’elle n’aime pas», soulève-t-il.

À propos de Gabrielle Poulin

Gabrielle Poulin est originaire de Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal. Elle a complété ses études secondaires au Collège Durocher Saint-Lambert, et a poursuivi son parcours scolaire au Cégep de Jonquière. Après ses études à Saguenay, elle aimerait étudier à l’Université de Sherbrooke pour compléter un certificat en relations internationales, puis un BAC en droit. Durant l’année scolaire de 2017 à 2018, Gabrielle a animé le show Flashback 80-90 à la radio communautaire de Jonquière CKAJ. Elle adore aborder des sujets qui touchent l’international, ainsi que ceux qui concernent le domaine de la santé et des sciences. Plus tard, Gabrielle aimerait être correspondante à l’international pour un média québécois. Elle aimerait aller chercher l’information en anglais, puis la livrer en français.

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