vendredi , 27 novembre 2020
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Saison annulée: le salaire des entraîneurs écope

Dans le monde du sport, les entraîneurs connaissent des moments difficiles avec les saisons qui ont été réduites, voire même annulées, depuis le début de la pandémie. Leur salaire en subit les contrecoups.   

L’entraîneur-chef du Marquis de Jonquière, Bob Desjardins, connaît déjà une perte dans ses revenus salariaux. « L’année dernière, puisqu’il n’y a pas eu de séries éliminatoires, l’organisation a perdu beaucoup de revenus et, du même coup, j’ai écopé d’une réduction de salaire. Déjà, cette saison, je sais que j’en mange une claque », confie-t-il. 

Bob Desjardins lors d’un entraînement au Palais des sports de Saguenay avec son équipe juvénile du programme sport-études hockey de la polyvalente Arvida.
Photo: Raphael Boucher

 Dans la Ligue nord-américaine de hockey, les activités ont été repoussées jusqu’au mois de janvier. Sans affrontements en raison de la COVID-19, l’entraîneur du Marquis verra son salaire réduit une fois de plus : « Disons que je trouve ça plate. Je suis anxieux pour le futur puisque ce sont mes revenus et c’est ma vie », témoigne l’homme derrière la cravate. 

 Des réalités différentes  

 Gérées à l’interne, les réductions de salaire varient selon les sports, les catégories et les établissements : « C’est variable d’un établissement scolaire à un autre, j’ai entendu des histoires où il y a des entraîneurs qui ont perdu leur salaire voire même leur emploi et d’autres qui n’ont subi aucune conséquence », explique le président-directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec, Gustave Roel. 

 L’entraîneur de l’équipe de football au Cégep de Chicoutimi, Nick Menachi, continue de travailler même si la saison 2020 vient d’être annulée. D’ailleurs, il a souligné que son contrat s’étend sur une année : « En ce moment, je me prépare déjà pour l’an prochain. Je regarde nos options avec nos joueurs de première et deuxième années, donc je n’arrête pas vraiment de travailler en dehors des parties».  

 Nick Menachi a bien d’autres projets qui le gardent actif dans son poste d’entraîneur. « Moi et François Laberge (coach des Gaillards du Cégep de Jonquière) venons tout juste d’organiser un événement commun pour nos joueurs de football qui en étaient à leur dernière saison afin de leur offrir la chance de se faire valoir malgré la situation », soutient-il. Les deux entraîneurs ont organisé une journée d’épreuves physiques filmées afin d’offrir de la visibilité aux joueurs de dernière année par les universités québécoises.  

À propos de Raphaël Boucher

Raphaël Boucher
Originaire de Limoilou, à Québec, Raphaël Boucher a décidé de quitter sa ville natale pour réaliser son rêve de jeunesse: devenir journaliste sportif pour un grand média. Fan #1 des Remparts de Québec, ainsi que des Capitales de Québec, Raphaël a grandi en écoutant les commentateurs sportifs tels que « Ray The Sports » et François Paquette. Au cours de sa jeunesse, il joue au baseball l’été, et l’hiver il pratique le basketball dans l’équipe de son école secondaire les Aquilons de Jean-de-Brébeuf. Après un parcours académique au secondaire très difficile, Raphaël a poursuivi ses études aux adultes et a terminé une année en comptabilité et gestion au Cégep de Garneau. Entre-temps, ayant un intérêt pour la langue anglaise, Raphaël a participé au programme Explore à deux reprises afin de la perfectionner. Il a découvert sa passion pour l’animation de foules, lorsqu’il a annoncé les parties de basketball de la saison 2017-2018 des Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy. C’est après cette expérience qu’il a pris son envol pour ATM au Cégep de Jonquière. Au cours de sa deuxième année en Art et technologie des médias il a rédigé des articles pour un média de basketball Hoopsontherise.

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