Hockeyeur professionnel : vivre de sa passion

Christian Ouellet, un joueur de l’équipe, compare son métier de hockeyeur à celui d’un travailleur autonome. Crédit photo : Mario Boily

 

Vivre du métier de joueur de hockey professionnel dans la région, c’est possible! Les joueurs des Marquis de Jonquière, évoluant dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), ainsi que leur entraîneur et directeur général, Bob Desjardins, démystifient cet emploi hors du commun qui apporte bien souvent son lot de sacrifices.

Bien qu’un salaire entre 300 et 500 $ leur soit attribué après chaque rencontre, plusieurs joueurs doivent cumuler le sport à un deuxième emploi pour payer leurs factures. « Ce sont 80 %, ou plus, des joueurs qui ont un autre gagne-pain à côté. Il y en a qui travaillent dans des programmes de sport-études, comme moi, d’autres sont des plombiers ou des avocats. On a même déjà eu des médecins dans notre ligue! », explique l’homme qui porte divers chapeaux au sein de l’équipe, Bob Desjardins.

L’homme qui vit de sa passion doit jongler entre sa vie de coach de hockey pour les Jeannois du collège d’Alma et des Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour ainsi qu’avec sa carrière de joueur. « Mes patrons saisissent la situation, ils comprennent que je suis encore jeune, que je suis passionné et que je veux encore jouer quelques années, donc ça va quand même bien. Les fins de semaine je dois manquer un petit peu de travail comme je suis avec les Marquis, j’ai de la chance qu’on me permette cela », explique-t-il.

En plus de leur vie professionnelle, les joueurs doivent laisser de côté une partie de leur vie sociale et familiale. « C’est beaucoup de compromis qu’on fait, de devoir voyager les vendredis et samedis pendant sept mois, on doit manquer certaines choses. Le côté vie sociale écope donc un petit peu, il y a des sacrifices à faire », témoigne pour sa part le joueur de centre des Marquis, Jérémy Vigneault Bélanger.

Le salaire, un bonus ou une nécessité?

Les équipes de la LNAH ont un plafond salarial à respecter pour leurs 19 joueurs en uniformes, mentionne M. Desjardins. « Puisqu’on est en région éloignée, on a une masse salariale plus élevée que les équipes de Montréal. C’est plus facile pour eux d’attirer des joueurs comme ils sont en ville. » C’est sans cachète que le directeur général ajoute que s’il souhaite avoir certains joueurs dans son équipe, il doit être prêt en payer le prix pour les attirer.

Christian Ouellet et Jérémy Vigneault Bélanger sont en accord sur un point, l’argent peut servir de motivation, mais c’est loin d’être les seules choses qui agissent de la sorte. « L’argent motive nos décisions, oui et non. C’est sûr que quand j’ai signé mon contrat au junior majeur avec les Saguenéens, ce n’était vraiment pas pour l’argent, c’était plus pour monter de niveau, me surpasser et me frotter aux meilleurs », éclaircit M. Ouellet.

« On le fait parce qu’on peut jouer du hockey de haut niveau, vivre de notre passion et avoir des gens à l’aréna qui nous supportent. C’est également un revenu supplémentaire, c’est non négligeable », explique M. Vigneault Bélanger.

 

À propos de Élodie Drolet

Élodie est une jeune femme déterminée, sociable, créative et travaillante. Elle est très fière d’être originaire de la colorée, dynamique et magnifique ville de Québec. C’est d’ailleurs cet environnement stimulant qui l’a poussée à développer et nourrir sa grande curiosité. Élodie adore se renseigner et discuter de sujets comme la technologie, l’histoire, les sports, les enjeux sociaux, la politique, l’environnement, la culture et les voyages. Pendant son parcours scolaire, elle en a profité pour apprendre l’anglais, s’impliquer dans divers projets entrepreneuriaux et surtout partir en Thaïlande et en Europe. Ce sont ces deux expériences d’indépendance qui l’ont motivée à faire le grand saut et à déménager seule au Saguenay pour les études supérieures. Cette jeune femme ambitieuse sait se démarquer par ses idées créatives, sa débrouillardise et son leadership peu importe le milieu.

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