Sages-femmes : à la rescousse des mamans

La Maison de naissance, située en face de l’hôpital peut y transférer la femme en cas de complications majeures.

Bien qu’elle ne soit pas attribuable à un baby-boom, une légère hausse d’inscription pour des accouchements à la Maison de naissance a été remarquée par la responsable des services sages-femmes intérimaires, Annie Bronsard. À la date du 23 mars, pour les 11 derniers mois, l’équipe a effectué près de 150 suivis.

« Avec le contexte actuel, plusieurs associent le centre hospitalier avec un risque augmenté d’attraper la COVID-19 », explique Mme Bronsard. Bien que cette croyance soit fausse, cela en pousse plus d’une à choisir la Maison de naissance et les sages-femmes. Également, bon nombre d’entre elles souhaitent donner la vie dans un environnement semblable à leur domicile et qui rejoint davantage leurs valeurs.

Découvrir les sages-femmes

Plusieurs ignorent que les services de sages-femmes sont couverts par la Régie de l’assurance-maladie du Québec et sont donc complètement gratuits. « Si une sage-femme exige de l’argent à sa cliente, il serait alors question de pratique illégale », fait savoir la responsable. Également, il est possible pour la femme enceinte d’accoucher dans trois lieux différents : à la Maison de naissance, chez elle ou à l’hôpital. Dans ce dernier cas, les employés du centre hospitalier n’interviennent jamais dans le travail. « La sage-femme est 100% autonome, au même titre qu’un médecin accoucheur. Nous sommes des spécialistes de l’accouchement physiologique normal », précise Annie Bronsard.

De plus, la future mère qui fait affaire avec ce service se verra affecter une équipe de deux sages-femmes, ce qui assure un service en permanence, 24h sur 24, 7 jours sur 7. L’équipe a également été dans les premières à offrir des cours prénataux en ligne en mars 2020.

Tout sauf l’hôpital

Myriam Côté a donné naissance à sa petite fille le 4 février dernier. Deux jours plus tard, soit le 6 février, Élisabeth Bergeron est devenue la mère d’un petit bonhomme. Rien ne semble lier ces deux nouvelles mamans. Toutefois, toutes deux ont décidé d’accoucher à la Maison de naissance à Chicoutimi.

C’est une mauvaise expérience à l’hôpital pour un précédent accouchement qui les a poussées à faire ce choix. « Là-bas, c’était tu pousses maintenant. Si tu n’es pas prête tant pis, raconte Myriam Côté. Après l’accouchement, je saignais beaucoup. Pourtant, on ne nous a jamais rien dit. On s’inquiétait », ajoute-t-elle.

Pour les deux femmes, l’expérience à la Maison de naissance a été très agréable. Pour sa part, Élisabeth Bergeron a pu commencer le travail à domicile. Sa sage-femme l’a rejointe chez elle et lorsque les contractions ont été trop fortes, elles se sont rendues ensemble à la Maison.

« Je voulais me sentir en connexion avec mon corps et mon instinct maternel. J’ai vraiment réussi à le faire là-bas », explique Mme Bergeron.

Quant à elle, Myriam Côté applaudit le travail des sages-femmes pour rendre l’expérience la plus agréable possible. « Mon mari a pu trouver et écouter le cœur et aider à sortir le bébé. On nous a demandé si on voulait des photos durant l’accouchement. On a pu décider quand couper le cordon ombilical », énumère-t-elle.

Devant cette expérience plus que positive, Myriam Côté et Élisabeth Bergeron recommandent à toutes les femmes de se renseigner et de le vivre, ne serait-ce qu’une fois. « Le corps est conçu pour donner naissance, il ne faut pas avoir peur », conclut Mme Bergeron.

À propos de Marianne Lesage

Marianne Lesage
Au primaire, contrairement à ses amies qui souhaitaient toutes devenir infirmières ou vétérinaires, Marianne voulait devenir journaliste. Ce rêve l’accompagne durant tout son secondaire sans toutefois que ce soit concret. Quelques années plus tard, elle fait le grand saut, laisse ses deux chats derrière elle et quitte Terrebonne pour aller étudier en ATM à Jonquière. Passionnée depuis longtemps par les crimes et les mystères en tout genre, elle désire poursuivre dans le journalisme d’investigation. Elle veut poser les questions qui dérangent et informer la population. Elle aime en apprendre plus sur à peu près tout. Que ce soit à Montréal, près de chez elle, ou dans les régions éloignées, Marianne est prête à relever tous les défis qui s’offrent à elle.

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