Le recette du bonheur se trouve-t-elle dans un livre ?

Depuis le premier confinement, les ouvrages de développement personnel connaissent un succès sans précédent, qui ne cesse d’augmenter. Selon le magazine Elle, les cinq livres les plus lus de cette catégorie sont constamment dans le top 20 des ventes des librairies et ce, depuis plusieurs années d’affilée.

trois livres de développement personnel
Il existe plusieurs thèmes au sein du genre « développement littéraire », comme les ouvrages inspirants, les ouvrages de conseils, les ouvrages spirituels, etc. (Photo : Théa Ribault)

 

L’encyclopédie du bien-être, Le pouvoir du moment présentPrendre soin de soi,… tous ces titres littéraires témoignent du même thème : la possibilité pour plusieurs d’améliorer leur quotidien et de trouver un chemin vers leur paix intérieure.

Plusieurs conseils pour mieux s’organiser, mieux communiquer et mieux se connaître soi-même font partie de cette littérature. Et pourtant, l’intérêt général pour la croissance personnelle est récent. « Les gens ont plus tendance, comparé à avant, à vouloir apprivoiser leurs émotions. Auparavant, tout le monde essayait de les fuir, ou de les éliminer », déclare l’auteur de plusieurs ouvrages de développement personnel, dont le récent La force du cercle, Yves Sévigny.

Biologiste médical et chiropraticien, Yves Sévigny a commencé à s’intéresser aux émotions et à leur gestion lorsqu’il a observé les conséquences physiques et biologiques que provoquent des événements violents et inattendus. « Ce genre de facteurs, dans le milieu, on appelle ça des déclencheurs. »

À propos de déclencheurs, Claudia Duchesne a justement commencé à s’intéresser à la littérature de croissance personnelle à la suite d’un événement marquant. « J’ai commencé à m’interroger réellement sur l’humain que je suis quand je suis devenue paraplégique, il y a six ans. Pour moi, cet événement, c’est une deuxième chance pour devenir une meilleure personne à l’intérieur et m’améliorer sur tous les aspects », témoigne avec force la jeune femme de 34 ans.

La Saguenéenne trouve dans le développement personnel le moyen de réfléchir sur elle-même et de relativiser. « J’ai toujours été très heureuse d’être vivante plus que triste d’être paraplégique, affirme-t-elle. J’avais le choix entre l’un ou l’autre, et selon moi, être mort, c’est beaucoup plus plate que d’être paraplégique. »

Un contexte particulier

 

Le succès récent de la littérature de croissance personnelle est également dû au contexte social particulier. « La pandémie, le manque de travail et maintenant la guerre… Ce sont autant de déclencheurs qui créent des stress intérieurs, des peurs, de la peine, de la colère… Beaucoup de choses qui font qu’aujourd’hui, les gens ont tendance à se dire “C’est quoi l’outil que je peux aller chercher pour enfin me sentir mieux ? ” et à se tourner vers des services d’aide », assure Yves Sévigny. Il se réjouit, cependant, de l’augmentation de l’intérêt de la population, une bonne nouvelle, selon lui, pour la société.

À propos de Théa Ribault

Pur produit de Bretagne, en France, Théa Ribault est arrivée au Québec immédiatement après le secondaire pour vivre une expérience d’indépendance totale. Passionnée de sport, de voyages, de littérature, et bien d’autres domaines, elle étend sa curiosité par-delà les frontières et cherche à découvrir un maximum de choses. Selon elle, « l’apprentissage est la plus grande source de richesse ». Intéressée par l’audiovisuel, son rêve demeure de travailler à la télévision, même si, pendant son cursus à l’école supérieure en Art et technologie des médias, elle a développé des compétences dans toutes les sphères de la communication et du journalisme

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