Politique municipale | Les femmes peinent à prendre leur place

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Les femmes ont de la difficulté à prendre une place en politique municipale au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le conservatisme qui règne freine leur engagement.

C’est ce qui ressort du panel tenu mercredi midi à l’occasion de la tournée «Élections 2017, Ça prend des femmes comme vous !» organisée par l’Union de municipalités du Québec. L’événement, animé par la journaliste Priscilla Plamondon Lalancette, a permis de démystifier le rôle des femmes en politique municipale grâce aux témoignages de l’ex-conseillère municipale à Saguenay et conférencière Joan Simard et de la conseillère municipale de Roberval Mélanie Girard.

Les enjeux d’une femme en politique

Les deux participantes ont affirmé que l’engagement politique comporte de nombreux défis pour les femmes. La difficile conciliation entre les activités politiques et les obligations de mère de famille font partie du quotidien d’une conseillère municipale. Les deux femmes étaient mères de jeunes enfants lors de leur mandat. Par ailleurs, elles devaient occuper un autre emploi en plus du poste de conseillère municipale en raison de la rémunération.

L’animatrice a présenté une donnée démontrant qu’une femme sur deux souffre d’intimidation en politique. Les deux panélistes ont levé la main à l’unisson pour approuver cette réponse. Selon elles, les idées innovantes dérangeaient certains hommes habitués au système politique municipal.

Démission hâtive

Toutes deux ont quitté le milieu municipal en raison de leur vision opposée au maire en place dans leur ville.

À la suite de son premier mandat, Mme Girard ne se représentera aux élections de novembre. Elle doit composer avec un emploi du temps chargé en tant que mère de famille et entrepreneure. D’ailleurs, elle s’oppose à l’idéologie du maire Guy Larouche. « Je me sentais comme l’ennemi juré de Guy Larouche, j’avais l’impression d’être le parti d’opposition », a-t-elle déclaré.

Priscilla Plamondon Lalancette (à droite) a animé le panel en présence de Mélanie Girard et Joan Simard.

Joan Simard, de son côté, a quitté la politique municipale en 2010 après deux ans car les valeurs du maire Jean Tremblay ne correspondaient pas à sa vision.

Mélanie Girard et Joan Simard gardent espoir. Selon elles, les femmes en politique amènent des qualités essentielles au développement d’une ville : la répartie, l’initiative, le dévouement… «On doit valoriser la femme et ses qualités et surtout renouveler l’idéologie présente en politique municipale», a affirmé Joan Simard.

 

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