Fin de l’omerta pour les services publics

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La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a décrété la fin de l’omerta chez les fonctionnaires et les employés des services publics de la Ville qui peuvent désormais répondre aux questions des journalistes. Elle affirme vouloir lancer son mandat sur des bases solides de coopération et de communication.

Les médias ont désormais le droit de communiquer directement avec les fonctionnaires de Saguenay. «C’est quelque chose qu’on avait promis au cours de la campagne électorale, explique Mme Néron. C’est un signal qu’on donne à la population pour démontrer plus de transparence.»

Toutefois, la chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) tient à rappeler qu’il sera très rare de voir un haut fonctionnaire faire une sortie publique par lui-même. «Évidement, l’équipe de communications va aider très fortement celui qui a une information à livrer à le faire adéquatement.»

Comme elle l’a annoncé dans le livre blanc de l’ERD, la mairesse projette de réaliser plusieurs travaux importants à différentes infrastructures de Saguenay. «Si je dois faire une annonce par rapport aux travaux à effectuer ou aux choix du conseil et que je considère pertinent de le faire avec le directeur des travaux publics, par exemple, je le ferai», mentionne-t-elle.

«Après tout, ce sont eux qui maîtrisent le mieux les dossiers puisqu’ils sont directement impliqués», souligne Mme Néron en rappelant que même si les employés n’ont pas les plus grandes qualités d’orateur, ils connaissent l’information sur le bout des doigts.

L’un des objectifs de la nouvelle administration est ainsi de permettre à la population de recevoir une nouvelle, bonne ou mauvaise, de la bouche de différents personnages plutôt que d’une seule et même personne.

Lorsque questionnée à savoir si elle veut établir une coupure claire entre l’ère Jean Tremblay et l’ère qu’elle lance cet automne, Josée Néron affirme que c’est quelque chose de primordial. «Le but c’est de permettre aux fonctionnaires d’être identifiés et reconnus», conclut-elle.

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